Devenir parent à tout prix

Être parent, devenir parent est pour certains d’entre nous, un besoin viscéral, parfois au-delà même d’une envie.

Nous nous focalisons alors sur ce désir qui nous assaille autant qu’il peut nous brûler.

Nous sommes parents, nous le sentons, c’est notre mission de vie.

Mais alors comme concrétiser cela quand des obstacles se dressent sur notre chemin ?

Comment trouver la force quand tout semble nous séparer de notre raison d’être ?

Choisir un partenaire qui a le même désir

Il peut arriver que nous nous laissions happer par ce besoin impérieux d’être parent et de fonder notre propre famille.

Les clefs de votre passé

Il peut s’agir de combler un manque d’amour issu de notre enfance avec des parents, selon nous, en déficit de liens affectifs. Nous souffrons alors d’un manque de démonstration affective qui nous pousse à nous libérer de cette blessure en recréant un cocon familial. Or, en réagissant avec cette quasi-obsession, nous attirons à nous des partenaires tout aussi en manque d’amour que nous et nous nous laissons embarquer dans une vie parentale basée sur le comblement d’un manque. Cet autre ne reflète pas pour autant les besoins relationnels amoureux que nous recherchons au fond de nous, mais peu importe, ce qui compte c’est la constitution de NOTRE famille, celle qui ne nous quittera jamais.

Qui ne s’est jamais entendu dire tout bas : « au moins nos enfants nous aimeront toujours et nous serons tout pour eux, comme ils seront tout pour nous. » Un paradis qui se réalise en quelque sorte. Oui, mais en agissant de cette manière, nous venons bouleverser l’ordre des choses. Nous nous immisçons dans ce que la nature a de plus pur. L’amour authentique dénué de toute volonté ou désir de possession  et de tout choix égoïste.

Nous reproduisons autant que nous tentons de nous éloigner des schémas familiaux.

Nous reproduisons autant que nous tentons de nous éloigner des schémas familiaux.

Adopter un enfant ou des enfants, ceux qui vont devenir les nôtres c’est sûr, est un acte fort. Car, oui, peu importe s’ils ne sont pas constitués de notre propre sang. Nous les aimerons comme si c’était le cas, c’est sûr. Car oui, il est possible d’aimer au-delà de notre propre sang. Seulement voilà, les enfants à adopter nous ne pouvons les choisir pas plus que ceux que nous mettons au monde. Certes oui et en même temps non, car dans ce cas, nous les adoptons avec leur passé, avec leur début de vie, parfois même sans en connaître grand-chose. C’est aussi se jeter dans l’inconnu d’un amour qui pourrait n’être qu’à sens unique et dénué donc de réciprocité. Comment pourrions-nous blâmer cet enfant dont le cœur ne s’ouvre pas, pas à nous, pas tout de suite. Et nous, sommes-nous d’assez bons parents ? Est-ce bien ce que nous voulions ? De nombreuses et douloureuses questions peuvent émerger.

Aimer les enfants qui ne sont pas les nôtres

Le temps passe et nous ne sommes toujours pas casés, comme dit la société. Nous n’avons toujours pas d’enfants non plus. Et le temps presse, bientôt, cela ne sera qu’une illusion perdue. Alors ? Alors, pourquoi ne pas rechercher un partenaire qui a déjà des enfants ? Oui, c’est évident, nous pourrons les aimer comme si c’était les nôtres. Et nous aussi, nous aurons notre famille. En théorie, cela pourrait être idyllique, sauf que là encore, nous ne pouvons présager d’aimer ces enfants qui ne sont pas issus de notre sang, ni qu’eux-mêmes puissent nous aimer. C’est aussi là toute la dureté de cette envie, qui ne trouve d’égal que la limite que nous expérimentons.

La procréation médicalement assistée

Nous avons tout essayé, tout tenté. Les piqûres, la courbe de température, le spermogramme, les examens, le psychologue, le marabout, le voyant, les voyages en Belgique, au Canada, en Espagne. Tout. Nous avons même fait ce voyage en Inde qui nous promet qu’en nous baignant dans l’eau du Gange, nous tomberons enceintes. Et rien.

Ce désir, cette blessure, cette joie que nous imaginons si forte, nous finissons par ne plus savoir pour qui ni pourquoi nous continuons. Est-ce pour nous en tant que femme ou homme, pour nous accepter pleinement en tant que telle ? Est-ce pour combler notre partenaire ? Est-ce pour mieux supporter le poids du regard de la société et parfois de notre famille dont nous pensons ressentir le jugement ? « Une femme qui ne peut pas avoir d’enfant n’est pas vraiment une femme. »Ou encore, « un homme qui n’a pas d’enfant, c’est bizarre. »

Est-ce parce que c’est dans la suite logique, dans la construction et dans la réussite d’une vie ? Est-ce que nous pourrions être heureux sans être papa ? Réussirons-nous à continuer d’aimer notre femme, malgré le fait qu’elle ne puisse pas avoir d’enfant ?

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L’étincelle de vie

Ça y est ! Nous y sommes ! Nous sommes devenus parents ! C’était là, dans nos tripes et nous avons eu raison de persévérer et de continuer à y croire.

Cette irrépressible boule de vie qui ne demande qu’à s’implanter, telle la nature qui se réveille après un incendie ayant tout ravagé.
Nous avons eu par moment, des doutes, des envies de tout arrêter et puis, plus qu’un désir, cette vie était présente en nous, avant même de se matérialiser. Nous la sentions, un point c’est tout. Nous ne pouvons pas toujours tout expliquer, cependant, nous avons la possibilité de laisser notre intime conviction nous guider. Nous pouvons à présent conseiller et écouter tous les parents qui vivent le même chemin. Cette irrépressible boule de vie qui ne demande qu’à s’implanter, telle la nature qui se réveille après un incendie ayant tout ravagé.

Nous avons consacré parfois des années à chérir cette vie sans qu’elle ne se soit présentée.

Nous avons eu la force et la détermination de continuer d’y croire envers et contre tous.

Nous sommes porteurs de vie. Nous sommes la vie. Nous sommes amour et dans chaque jour nous avons cette capacité de le diffuser. Nous sommes humains. Nous sommes vous. Nous sommes nous. Nous sommes partout en tout lieu.

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