Parents : sommes-nous responsables de tout ?

La culpabilité, quel parent n’y a pas été confronté, et ce même lorsque ses enfants deviennent des adultes !

Pourtant, si nous avons un rôle important à jouer dans le parcours de vie de nos enfants, sommes-nous responsables de tout, de ce qu’ils sont, de ce qu’ils font, de leurs choix, de leur caractère, de leurs décisions ?

La réponse est NON !

Bien entendu que nous jouons un rôle fondamental dans la vie de nos enfants. Nous pouvons les outiller pour faire face au monde, leur donner confiance en eux et en la vie, leur apprendre à gérer leurs émotions, à communiquer, à être de bonnes personnes…

Mais quoi que nous fassions, nos enfants ont un libre arbitre. Ils sélectionnent ce qu’ils souhaitent conserver et ce qu’ils souhaitent rejeter.

D’ailleurs, nous avons fait la même chose nous aussi avec nos propres géniteurs. Nous avons repris certaines de leurs valeurs, de leurs habitudes et de leur façon de voir la vie, mais nous en avons rejetées aussi.

Des parents parfaits ?

On ne sera jamais parfait quoique l’on fasse, les relations humaines sont tellement complexes du fait des ressentis qui ne dépendent pas que des faits, mais de leur perception, qu’il est difficile de répondre exactement et précisément aux besoins de nos enfants.

Et ce n’est pas notre rôle ! Notre mission en tant que parent est de faire de notre mieux. De faire les choix qui nous semblent justes au moment de nos décisions.

Et faire de son mieux c’est aussi parfois faire une mauvaise réflexion, parce que fatigué ou poussé dans nos retranchements, nous ne serons pas parvenus à faire mieux que ça. C’était à ce moment-là, le mieux que nous pouvions faire.

C’est difficile d’accepter d’être imparfait, mais il le faut, car quoi que nous fassions, c’est un fait, nous sommes et demeurerons imparfaits. Autant l’accepter tout de suite !

Nos enfants arrivent dans notre vie, car nous sommes les personnes les mieux qualifiées pour nous occuper d’eux. C’est ce que je crois et comme il s’agit d’une croyance et pas d’une vérité, je ne vous demande pas d’y adhérer, je vous livre simplement mon point de vue.

Je crois que la vie nous donne exactement ce dont nous avons besoin. Je n’ai pas dit ce que nous voulons ou ce que nous désirons, mais ce dont nous avons besoin. Et parfois, nous avons besoin, pour traverser la vie, de parents maltraitants. C’était mon cas !

Peut-être que je viens de vous choquer, encore une fois, je ne vous demande pas d’être d’accord, c’est ce que je crois et donc ma vérité.

Et donc, avec ces parents maltraitants, suis-je condamnée à l’être à mon tour ou à avoir une vie pourrie pour le reste de mon existence ?

La réponse est : ça dépend. Et la bonne nouvelle est que cela ne dépend que de moi.

Qui je décide d’être pour mes enfants et pour le monde ? Qu’est-ce que je décide de faire de ce passé ? Comment je peux m’en défaire (ce qui ne veut pas dire l’oublier ni le rejeter) et mener la vie qui me ressemble ?

Quoi que mes parents aient fait, la responsable aujourd’hui, c’est moi. Je suis responsable de la vie que je me crée, mais aussi de la maman que je veux être pour mes enfants, des câlins que je leur fais, de la façon dont je les traite et de l’affection que je donne.

L’acceptation

Suis-je marquée par mon enfance ? Oui, profondément et cela ne me quittera jamais, mais ce n’est douloureux que si je ne l’accepte pas et que je vois cela comme une injustice ou même encore si je souhaite que d’autres (conjoint, enfant…) me réparent en leur faisant vivre la même chose.

Si je suis encore frigorifiée au souvenir de l’absence d’amour et d’affection, il est temps pour moi d’allumer le chauffage, de mettre des vêtements chauds et de me donner tout cet amour qui m’a tant manqué.

Je vais même vous faire une confidence très personnelle (si vous ne la connaissez pas déjà). En 2017, lorsque mon livre « Les clefs du passé » est sorti, ma mère est tombée. Pas parce qu’elle savait que le livre sortait, mais par un curieux hasard, car elle ignorait jusqu’à l’existence de ce livre.

Je crois à l’énergie et c’est ce qu’il s’est passé. Depuis ce jour, il y a eu une rupture entre mes frères et sœurs et moi. Je n’ai plus eu de nouvelles d’eux depuis 2017 (eux savaient pour le livre, mais ne m’en ont jamais parlé). Silence radio.

Lorsque ma mère est décédée en 2019, nous nous sommes tous retrouvés à son chevet, personne ne m’a adressé la parole. J’étais transparente. C’est d’une violence inouïe. Je n’avais pas ressenti autant de peine depuis des années et j’ai mis plus d’un an à me remettre émotionnellement de cet épisode (oui, vous voyez je chemine moi aussi et c’est aussi ce qui me permet de vous comprendre et de vous aider).

Tout ça pour vous dire qu’il a fallu pour ne plus souffrir, prendre une décision : accepter, pardonner et trouver du sens.

Je sais tout cela dès le début, mais l’acceptation est un chemin de deuil qui doit se faire à son rythme, le mien a été d’une année. Puis, la magie de l’acceptation se fait comme lorsque le ciel chargé se dégage et que le soleil nous réchauffe. Ce jour-là, j’ai trouvé la compensation dont j’avais besoin pour ne plus me sentir triste à l’idée de ne plus avoir de famille. Une famille j’en avais une et quelle famille, la mienne, celle que j’ai crée et qui me donne tant d’amour. Et puis, des gens qui m’aiment j’en ai trouvé des tas, des milliers même. Qui peut dire qu’il a des milliers des gens qui l’aiment. Je peux l’affirmer sans prétention. Ces gens dont je parle me lisent en ce moment même. C’est peut-être vous que j’ai aidé grâce à un texte, une vidéo, un mot, un programme, un coaching…

Si vous saviez combien de témoignages de gratitude j’ai reçus depuis que je fais ce métier. Il y a quelques jours, Caroline que je suis en coaching privé m’a demandé de la regarder pour me dire les yeux dans les yeux « merci ». Un merci sincère et profond. Un merci qui est venu réchauffer mon cœur de petite fille blessée. Qui comme un feu de joie s’est répandu jusque dans mon âme.

Ces mercis, il y en a sous toutes mes vidéos, lors des sessions de coaching que je donne chaque mois, ils arrivent par mail…

Alors, oui, mon enfance était difficile, mais j’ai tellement d’amour autour de moi que même si ça ne remplacera jamais une maman aimante et bienveillante, dans les bras de ceux que j’aime je peux trouver tout le réconfort du monde.

C’est pourquoi, ne vous inquiétez pas de ce que vous avez mal fait, excusez-vous, essayez de réparer vos erreurs si c’est possible, dites à vos enfants que vous les aimez, ne les laissez pas croire qu’ils sont responsables de vos sautes d’humeurs ou de vos actes, mais ne culpabilisez pas. Croyez-moi, cela ne sert à rien et dites-vous que vous êtes le meilleur parent pour votre enfant.

Si vous voulez poursuivre, retrouvez-moi en vidéo.