En finir avec la culpabilité

La culpabilité, vous savez ce sentiment que l’on ressent après avoir commis une faute, que cette erreur soit réelle ou totalement imaginaire.

Je rencontre souvent des personnes qui pensent ne pas en faire assez pour leurs proches, de mal faire avec leurs enfants ou encore de ne pas être suffisamment présent, manquer de patience.

Je suis certaine que ça vous parle !

Or, si ce sentiment a une utilité, il est rarement abordé sous cet angle et une fois que la culpabilité s’est immiscée dans notre esprit, elle se transforme en culpabilisation, laquelle nous fait faire immanquablement ressentir un sentiment d’impuissance, d’accablement et de désarroi.

La culpabilité est-elle utile ?

La culpabilité entraine un flot de pensées négatives au sujet de soi : « je ne suis pas une bonne personne », « j’ai fait de la peine », « je ne m’en sortirais jamais »…

Pourtant, si l’on prenait le temps d’analyser les choses, peut-être pourrions-nous nous rendre compte que la culpabilité est une alarme qui nous indique qu’un de nos besoins n’est pas comblé dans l’instant.

Derrière elle se cache une impuissance. Je me sens coupable de ne pas aller voir mes parents plus souvent, peut signifier que j’ai atteint mes limites et que mes besoins ne sont pas comblés. Et pas que je suis une mauvaise personne égoïste. 

Lorsque l’on ressent de la culpabilité parce que l’on s’emporte souvent sur les enfants. Cela montre que l’on a atteint des limites en matière de patience et de don de soi. Peut-être que vous n’avez pas suffisamment comblé votre besoin de repos et que la charge que représente la gestion familiale est trop importante pour vous.

Que pourriez-vous faire pour combler ce besoin afin d’être dans de meilleures dispositions en famille ?

Ces questions, il est rare que l’on prenne le temps de se les poser et ce faisant, l’on reste englué dans les émotions négatives alors que la solution serait de prendre la responsabilité de nos actes et de leurs conséquences. En devenant responsable alors notre véritable pouvoir se manifeste. Nous ne sommes plus aux prises avec nos émotions, mais dans une recherche de solutions. De ce fait, nous pouvons remplacer la culpabilité par une réponse plus pertinente.

Prenons un exemple :

Je me sens coupable de ne pas avoir assez de temps à consacrer à ma famille.

Prenons le temps de questionner notre culpabilité au lieu de la laisser envahir notre esprit pour, au final, nous laisser croire que nous ne sommes pas une bonne personne. Cette pensée va-t-elle profiter à notre famille ?

À nous ?

Certainement pas ! Ce sont des pensées stériles et inutiles, car sans bénéfice.

Se poser les bonnes questions

À l’inverse, en se posant les bonnes questions, on peut obtenir les bonnes actions.

1° De quoi est-ce que je me sens coupable ?

De ne pas avoir plus de temps entre mon travail, les tâches de la maison, les routines quotidiennes (devoirs, bain, repas…).

2° Pourquoi est-ce que je me sens coupable ?

Parce que je pense que je ne donne pas assez de temps à mes enfants. Je me dis qu’ils en souffrent et qu’ils aimeraient avoir une maman plus présente et plus disponible et pas seulement un gendarme qui les presse tous les jours.

3. Que dois-je faire pour éliminer ce sentiment de culpabilité ?

Passer moins de temps à faire des choses pour eux pour les remplacer par faire des choses avec eux. Faire les repas ensemble. Transformer les tâches quotidiennes en les rendant plus ludiques. Donner le linge à repasser et faire une activité avec les enfants à la place…

4° Ces solutions sont-elles réalistes ?

À ce niveau, il convient de questionner vos solutions pour voir si elles peuvent véritablement s’intégrer dans vos vies. Il est important de trouver des solutions qui soient réalisables au risque d’être dans une illusion et donc dans une frustration qui ne fera que renforcer votre sentiment d’impuissance.

5° Quelles sont les autres solutions ?

Je pourrais prendre une 4/5e pour avoir mon mercredi.

Je pourrais passer plus de temps de qualité avec mes enfants en leur consacrant un temps individuel chaque soir.

6° Comment puis-je transformer ma culpabilité en responsabilité ?

Je comprends que je fais de mon mieux et que je ne suis pas responsable de ne pas être suffisamment présente. Que mon idéal est illusoire et que, même si les enfants sont très demandeurs, ils n’en souffrent pas tant que cela.

Je peux accepter d’avoir plus de frustration qu’ils n’en ont, car au fond, je ne sais pas si cela les fait vraiment souffrir. Il est normal que mes enfants me sollicitent et il est tout aussi normal que je puisse avoir du temps pour moi et ne pas me mettre à leur service.

Prendre la responsabilité d’une situation ne veut pas dire trouver des solutions et faire l’impossible pour résoudre un problème. Il s’agit simplement de ne plus se sentir impuissant, et de raisonner en mode solution. L’action va redonner du pouvoir et dans l’exemple que je vous ai donné, celui de réaliser que l’on n’est pas responsable des ressentis des autres. Nos enfants ont le droit d’exiger de nous plus de temps et d’attention, mais nous sommes aussi en droit de ne pas chercher à résoudre toutes leurs demandes et de ne pas nous sentir responsables et évidemment coupables lorsque nous ne sommes pas en mesure de combler leurs besoins. Et plus encore, de sortir de l’interprétation qui veut que parce que l’on me demande quelque chose, je dois y répondre.

Et vous, qu’est-ce qui vous culpabilise ?

Je viens de vous donner un aperçu de ce sentiment de culpabilité qui peut faire des ravages et pour vous aider à aller encore plus loin, j’ai tourné une vidéo dans laquelle je vous donne les 6 étapes pour en finir avec la culpabilité.

Si vous avez autour de vous des amis qui se culpabilisent, elle leur fera le plus grand bien, c’est pourquoi, je vous propose de la partager. 

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