Comment ne plus s’énerver et garder son calme ?

Mais pourquoi donc est-il si difficile de garder son calme et de ne pas s’énerver ? Avouons-le, trop souvent nos enfants et notre partenaire réussissent à nous faire sortir de nos gonds en un temps record ! Dans ces moments difficiles, la colère semble plus forte que tout… et surtout plus forte que nous.  Nous aimerions nous contrôler, en vain, mission impossible, et la colère grandit à la moindre frustration. Il semble même que plus la colère est rejetée, plus il est difficile de garder son calme. D’où vient donc cette colère ? Est-il possible ne pas s’énerver ? Et comment font ces parents qui semblent conserver leur sang froid en toutes circonstances ?

La mauvaise gestion de la colère

Le corps transforme toujours en « maux » ce que l’on a pas pris la peine d’exprimer avec des « mots ».
Lorsque l’on s’énerve trop souvent pour de mauvaises raisons et que l’on ne parvient plus à garder son calme, la cause est toujours la même : une mauvaise gestion de la colère. Beaucoup de personnes ne font qu’alimenter leur colère au quotidien, et ne savent pas la gérer sainement. Elles sont pourtant persuadées de bien agir, et elles font effectivement beaucoup d’efforts pour maîtriser leur colère !

Mais la réaction première de ces personnes est souvent la même. De peur de ne pas savoir se maitriser et de se voir envahies par l’émotion, elles décident simplement de refouler leur colère. Celle-ci commence alors à les ronger de l’intérieur. Tout au long de la journée, les petits agacements s’accumulent… Jusqu’à ce qu’une broutille les fasse partir au quart de tour !

Les clefs de votre passéBien souvent, ce sont les proches qui trinquent. Les enfants qui n’ont pas fait leur lit, ou bien le conjoint qui a oublié de faire une petite course… Une petite contrariété à la maison et c’en est trop : l’autre devient un receptacle à toutes les frustrations accumulées tout au long de la journée.

Notons que parfois, cette colère contenue peut aussi se retourner contre soi via la somatisation. Le corps transforme toujours en « maux » ce que l’on a pas pris la peine d’exprimer avec des « mots ». Maux de dos, ulcères, migraines… Les conséquences d’une colère mal gérée sont innombrables.

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Accueillir la colère

Il y a une chose fondamentale que les personnes qui ont un problème avec la colère oublient systématiquement : la colère est une réaction naturelle et saine ! Cela peut paraître paradoxal, et pourtant… La meilleure manière de se laisser submerger par la colère est sans doute de tenter de l’étouffer.

Si votre colère prend trop souvent le dessus, il est essentiel de garder cette vérité en tête. Une colère, quelle qu’elle soit, n’a jamais rien de négatif. Tout comme la tristesse, la peur ou la joie, la colère est une émotion simple. Il faut la voir comme un message que le corps nous adresse pour nous faire comprendre que quelque chose ne va pas.

Plus vous accepterez la colère, plus vous serez en mesure de l’écouter et de l’exprimer de la bonne manière.
Il est donc essentiel, pour reprendre la route de la confiance et de la sérénité, d’accepter cette émotion et de ne plus en avoir peur. Dès aujourd’hui, lorsque vous sentirez la colère monter en vous, cessez de vouloir vous en séparer. Tâchez plutôt de l’accueillir avec curiosité et bienveillance.

Et surtout, faites vous confiance ! Accueillir la colère ne risque pas de vous mettre dans des situations fâcheuses, bien au contraire. Plus vous accepterez la colère, plus vous serez en mesure de l’écouter et de l’exprimer de la bonne manière.

Comprendre sa colère – Les blessures émotionnelles

Accueillir votre colère ne fera pas de vous un parent irascible et tortionnaire ! Cela vous permettra simplement de comprendre cette émotion, pour enfin la maîtriser et la gérer efficacement.

Nous avons souvent en effet un mal fou à comprendre la véritable cause de notre colère. Nous l’avons vu tout à l’heure : c’est généralement une broutille qui fait éclater toute la colère refoulée… Et ce sont le plus souvent nos proches qui prennent pour les autres ! Par exemple, si votre enfant ne veut pas mettre ses chaussures, vous pensez en toute logique que son comportement est la cause de votre colère. Idem lorsque votre mari n’a pas encore sorti la poubelle alors que cela fait partie de ses corvées…

On pense généralement trouver la cause de sa colère à l’extérieur, alors qu’elle se trouve toujours à l’intérieur de soi.
Mais lorsque l’on prend le temps de s’observer en toute objectivité, on le constate rapidement : la colère vient le plus souvent de quelque chose de bien plus profond que ces broutilles du quotidien. Et ceci s’explique simplement : on pense généralement trouver la cause de sa colère à l’extérieur, alors qu’elle se trouve toujours à l’intérieur de soi.

Un travail d’introspection dans la solitude et un retour sur ses blessures émotionnelles est essentiel pour comprendre sa colère et parvenir à la maitriser sainement. Vous comprendrez bientôt que la désobéissance de vos enfants, le laxisme de votre époux, ou encore l’ingérence de votre belle-mère ravivent en fait une blessure émotionnelle beaucoup plus profonde. La colère qui monte sera alors perçue pour ce qu’elle est véritablement : un besoin d’amour, de compréhension, de sécurité, d’écoute, de valorisation…

Car oui, ce n’est jamais les autres qui nous mettent en colère mais nous qui faisons le choix de la colère !
En sachant cela, vous pourrez désormais voir la colère comme une porte d’entrée vers la guérison et un mieux-être global, et non comme un simple agacement imputable au comportement de vos enfants ou de votre conjoint… Car oui, ce n’est jamais les autres qui nous mettent en colère mais nous qui faisons le choix de la colère !

Toute mauvaise gestion de la colère a la même racine : un refus et une mauvaise gestion de ses émotions. Lorsque l’on comprend que la colère est une émotion saine, et qu’elle ouvre la porte à une meilleure compréhension de soi, de son histoire et de ses besoins… alors une petite révolution se produit en soi et dans sa vie quotidienne.

On arrête enfin de s’énerver contre ses enfants ou contre son conjoint pour des broutilles ! Chaque colère est vue pour ce qu’elle est. Elle est acceptée et exprimée de la bonne manière, et avec bienveillance, pour ses proches comme pour soi-même.

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