Les terreurs nocturnes chez l’enfant

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Nous allons voir aujourd’hui comment aborder les terreurs nocturnes des enfants. 

Votre enfant se réveille la nuit en hurlant, vous vous précipitez à son chevet pour essayer de le calmer, le rassurer, mais il a les yeux ouverts et ne vous reconnaît pas. Cela arrive très fréquemment et vous terrorise, vous ne savez plus quoi faire pour l’aider et cela vous inquiète. 

Je peux vous dire, ayant été confrontée personnellement avec l’une de mes filles à ce sujet, que c’est très impressionnant, et qu’il y a matière à s’inquiéter.

D’où viennent ces terreurs nocturnes, quelles sont les pistes à explorer ? 

Je vais vous en donner quelques-unes ainsi que des réponses à vos questions, afin d’aider votre enfant et que vous compreniez mieux ce phénomène naturel.

En fait, ce n’est pas du tout inquiétant, car, cela ne dure pas. Pour certains enfants, toutefois, cela peut se prolonger quelques années, pour d’autres quelques mois. Cela surgit sans crier gare dans la vie d’un enfant, et se terminer aussi soudainement que s’est apparu ; cela n’a rien à voir avec un cauchemar. Lorsqu’il s’agit d’un cauchemar, votre enfant dort, cela le réveille, soit il vient vous voir, soit c’est vous qui allez le voir, vous pouvez le réconforter, le calmer et le rassurer, même s’il a très peur, il va se mettre dans vos bras et se rendormir, car sa peur s’arrête dès que vous êtes là pour le rassurer.

Pour ce qui est de la terreur nocturne, il ne s’agit pas de la même chose ; votre enfant se lève en pleine nuit, cela peut s’apparenter à du somnambulisme, il peut venir jusque dans votre chambre, ma fille faisait cela, elle hurlait. Votre enfant à ce moment-là a les yeux ouverts, il vous regarde, vous avez l’impression qu’il vous voit, il vous parle bien souvent en vous disant des choses incompréhensibles, il se débat, mais il ne vous reconnaît pas, et quoi que vous fassiez, vous ne l’atteignez pas, parce qu’en fait, il n’est pas réveillé. Il dort, il est submergé par une émotion, une terreur, comme un cauchemar en beaucoup plus puissant sauf qu’il n’est pas conscient ; il dort et ne peut pas vous voir !

C’est la raison pour laquelle vos paroles comme vos gestes, ne l’atteignent pas, il peut vous pousser et continuer de hurler.

 

-Premier conseil : N’ayez pas peur des terreurs nocturnes de votre enfant ! Même si c’est très impressionnant, j’en sais quelque chose. Dites-vous que plus vous serez tendu, plus votre enfant ressentira vos vibrations ; a contrario, si vous êtes très calme, que vous lui parlez d’une voix douce en abaissant l’intensité de celle-ci, que vous lui dites des mots apaisants, sans essayer de le prendre dans vos bras, car bien souvent il ne veut pas, mais tout en gardant un contact physique avec lui en posant votre main sur son épaule ou dans son dos, dites-lui que tout va bien, que vous êtes là, qu’il ne s’inquiète pas, que ça va aller.

S’il s’est levé, reconduisez-le dans sa chambre, remettez-le dans son lit, car, au bout d’un moment, il va se laisser faire, voire, se rendormir paisiblement. Restez encore quelques instants avec lui en lui parlant avec douceur : « ce n’est qu’un énorme cauchemar, ne t’inquiète pas, tu peux te rendormir paisiblement, dors en paix ! » C’était le mot que j’utilisais : « dors en paix ma chérie ».

Plus vous serez paisible, mieux cela ira et ne perdez pas de vue que vous ne pouvez pas stopper cette crise, n’essayez surtout pas de réveiller votre enfant, laissez passer la crise, observez-la comme un nuage qui passe, un éclair ou un coup de tonnerre qui s’en va après avoir grondé, ça le traverse et s’en va comme c’est venu. Cela ne dure que très rarement longtemps, c’est pourquoi moins vous serez tendu, moins cela durera, j’ai remarqué que lorsque j’étais en panique, cela se prolongeait. Essayez d’être calme et détendu, pas facile, je sais !

 

-Deuxième conseil : Identifiez les peurs ! Bien souvent elles sont générées par des événements de la journée. Essayez de faire un rapprochement entre ce qui s’est passé dans la journée et ce qui se passe la nuit. Vous pouvez tenir un journal, par exemple si votre enfant a des terreurs nocturnes tous les mercredis, essayez de comprendre ce qu’il se passe le mercredi, jour où il a des activités, peut-être se passe-t-il quelque chose au sein de l’une d’elles. Peut-être faut-il aller voir les personnes qui encadrent ces activités, ou bien en parler avec votre enfant. Essayez de savoir comment cela se passe au cours de dessin, à l’atelier de musique, au tennis ou autre. Mes deux filles pratiquaient le tennis et le prof était infect, abject, mais les enfants ne parlent pas toujours de ce qui se passe à l’extérieur, et je ne le savais pas. C’est en en parlant avec ma fille qui avait des terreurs nocturnes, que j’ai fini par savoir qu’elle craignait le prof de tennis qui criait tout le temps. Je suis allée le voir, on s’est expliqué, il a arrêté de crier, et cela s’est calmé. Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’en a plus fait, mais plus à cause de ça. Cela arrive à des enfants très sensibles, qui émotionnellement ont du mal à gérer leurs émotions ; ce qui n’est pas le cas de tous les enfants, mais les hyper sensibles accumulent tout un tas de frustrations, de peurs dans la journée, et cela se manifeste la nuit, comme une soupape de sécurité, ils déchargent les émotions accumulées durant le jour.

Plus vous arriverez à ce que votre enfant verbalise, avant le coucher, ce qui s’est passé dans la journée, plus les terreurs nocturnes s’éloigneront. Pour qu’il verbalise, il est nécessaire que vous racontiez votre propre journée. Toujours des choses racontables bien évidemment, je ne vous apprends rien ! Il n’est pas question de lui parler de vos soucis, vous pouvez lui parler de vos inquiétudes pour telle ou telle situation, mais que ce soit sans gravité, que ce soit géré. Ne lui dites pas que vous avez peur que l’on vous cambriole par exemple, ou que vous craignez d’être licencié et de ne plus avoir d’argent !

Écoutez-le s’il vous raconte sa journée, car ce sera un moyen pour lui de se décharger de ses peurs, ou de ses tensions. Vous pouvez lui faire dessiner la peur, et la jeter ensuite. Dessiner le cauchemar si votre enfant en fait beaucoup. L’inciter à dessiner tous les monstres et sorcières dont il a peur, et les jeter avant de se coucher. Vous pourrez constater qu’il a des nuits plus paisibles.

Je vous conseille également ma méthode T.É.L.É, que vous retrouverez sur cette chaîne, car c’est vraiment apaisant ! Vous pouvez lui faire faire un peu de méditation avant de s’endormir, cela va l’aider à se recentrer, se calmer, et le libérer de ses émotions négatives.

 

-Dernier conseil : Utilisez quelques gouttes d’huile essentielle de lavande sur son oreiller, cela peut aider à passer une bonne nuit, et en plus, cela sent bon !

 

Pour récapitulation : 

-Ne pas réveiller votre enfant quand cela se produit

-Être calme et ne pas craindre ces terreurs

-Identifier les peurs de votre enfant avant le coucher et en parler régulièrement avec lui

-Utilisez ma méthode T.É.L.É. Technique de libération émotionnelle que vous retrouverez sur ma chaîne

-Lui faire écrire ou dessiner sa peur, ses angoisses ou ses cauchemars et les jeter avant de dormir

-Lui mettre quelques gouttes d’huile essentielle de lavande sur son oreiller

 

Je souhaite que tous ces conseils vous aident à prendre un peu de recul par rapport aux terreurs nocturnes de votre enfant et à vous apaiser vous aussi ; la bonne nouvelle, c’est que cela ne dure pas. Après l’âge de 7 ans, rares sont les enfants encore habités par des terreurs nocturnes, soyez rassuré. Si c’était le cas, rien ne vous empêche de consulter un professionnel, le médecin qui le suit, par exemple.