Remettre tout à plus tard

Remettre au lendemain est un réflexe assez répandu ! Cela arrive à tout le monde régulièrement… Mais si repousser une corvée de temps en temps est banal, un réel problème se pose dès lors qu’un automatisme s’installe, et qu’il est source de souffrance. Vous le savez certainement si vous êtes arrivé sur cette page, le stress engendré par la vraie procrastination peut aller très loin… Mais fort heureusement, des solutions existent. Comprendre les racines du problème et mettre en place quelques mesures concrètes vous permettra d’améliorer votre quotidien, dès aujourd’hui !

Remettre au lendemain : halte aux idées reçues

La procrastination est à l’origine d’une grande anxiété et d’une tristesse profonde lorsqu’elle devient automatique. Outre les désagréments concrets qu’il cause, ce mécanisme véhicule son lot d’idées reçues et de jugements hâtifs. Bien évidemment, les jugements négatifs à répétition décuplent la souffrance. Et surtout, cet état d’esprit empêche de sortir de l’impasse.

Les clefs de votre passé

La première chose à faire pour contrer ce problème est donc de l’aborder d’un œil neuf, en faisant la chasse aux idées reçues.

Je remets toujours au lendemain parce que je suis fainéant : En regardant les choses avec attention, on constate rapidement que les procrastinateurs chroniques sont souvent loin d’être des fainéants ! Bien au contraire, ce sont la plupart du temps des personnes qui ne s’arrêtent jamais, et qui ne savent pas dire non. Avec leurs mille dossiers ouverts en permanence, ils ne parviennent plus à tenir le rythme. Ils se voient logiquement dans l’obligation de repousser certains travaux, faute de temps. La procrastination est dans ce cas due à une trop forte exigence envers soi-même, et à un besoin irrépressible de contenter tout le monde. Apprendre à dire non est ici une étape essentielle vers un mieux-être.

Je remets toujours au lendemain parce que je suis indifférent : Encore une fois c’est bien souvent l’inverse ! Les plus grands procrastinateurs sont des perfectionnistes. Leur envie de trop bien faire les paralyse, et la peur les empêche de se mettre au travail. En regrettant de ne pas donner à une tâche toute l’attention qu’elle mérite, ils repoussent l’échéance, et le temps finit obligatoirement par manquer…

La procrastination peut également être l’expression d’une agressivité rentrée, qui a du mal à s’exprimer. Faute de savoir exprimer ce que l’on ressent, on peut repousser des activités pour faire passer maladroitement un message à son entourage. Encore une fois l’indifférence n’a rien à voir là-dedans. Une trop forte charge émotionnelle est plutôt à la source du problème.

Il n’y a souvent que le premier pas qui coûte !
Je manque toujours de temps parce que je surestime mes capacités : En surface, peut-être… Mais en profondeur, certainement pas ! Lorsque l’on s’observe avec franchise et bienveillance, on constate que la peur de ne pas être à la hauteur et d’être déçu de sa performance est parfois trop grande pour être supportée. La peur du changement, la peur de s’améliorer, la peur d’être mis face à de nouvelles responsabilités peuvent également nous bloquer. Face à la crainte d’une blessure narcissique, on se met simplement hors-jeu… Et l’estime de soi en prend forcément un coup ! La fois suivante, on aura toutes les raisons de manquer de confiance en soi quand un nouveau défi nous sera proposé…

Et vous, quelles raisons vous poussent à procrastiner ? Peur de dire non  ? Perfectionnisme ? Peur de l’échec ? Agressivité rentrée ? Un peu de tout ça ? En étudiant avec bienveillance vos mécanismes mentaux et les vraies causes du problème, vous serez en mesure de mettre en place des solutions adaptées pour sortir de la procrastination.

Des mesures concrètes pour stopper la procrastination

Une fois les causes de votre procrastination bien comprises, vous pourrez mettre en place quelques mesures concrètes adaptées à votre cas.

Le plus urgent est bien sûr d’arrêter de vous en vouloir et de porter des jugements négatifs sur vous-même. Cela ne peut que renforcer votre angoisse, et donc au final vos mécanismes d’évitement… Non, remettre au lendemain ne signifie pas qu’on est fainéant, indifférent, ou trop sûr de soi. Remettre au lendemain, c’est souvent vouloir trop bien faire, y mettre trop de cœur, vouloir être trop parfait et se faire souffrir sans cesse parce qu’on est humain.

Ensuite, le plus efficace pour reprendre de bonnes habitudes est d‘accepter pleinement vos émotions, surtout l’angoisse qui apparaît au moment d’agir. Votre perfectionnisme vous pousse peut-être à désirer des changements radicaux et immédiats. Vous souhaiteriez sans doute trouver l’envie et la force de réaliser tous vos travaux dès qu’ils se présentent, sans hésiter, en sifflotant… Mais cela n’arrivera pas ! C’est à force d’attendre un tel déclic irréaliste que l’on tombe dans des automatismes d’évitement. Il faut accepter que la mise en route soit parfois difficile, et que chaque être humain éprouve des difficultés à certains moments de sa vie.

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Puis concrètement, le plus simple est souvent de procéder par étapes afin d’affronter cette angoisse toute légitime. Pour vous lancer dans une action stressante, découpez-la en plusieurs petites parties d’une dizaine de minutes, et élaborez un planning tranquille pour les réaliser. Cela diminuera considérablement votre fatigue émotionnelle. Elle vous ronge sans doute plus que vous ne l’imaginez.

En procédant de la sorte, il arrive même parfois que l’on fasse plus ce qu’on avait prévu en commençant !  Ce n’est pas un hasard si cela est devenu proverbial… Il n’y a souvent que le premier pas qui coûte !

À chaque étape effectuée, savourez vote réussite et mesurez le chemin accompli. Félicitez-vous comme vous le souhaitez, par exemple en vous offrant une petite récompense, ou en vous accordant une vraie pause sans culpabiliser… En réinstaurant une dynamique de respect et d’estime de vous-même, vous serez en mesure de reprendre confiance en vous et en vos capacités, et ainsi de diminuer progressivement votre angoisse.

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