Ado agressif et violent. Comment gérer ?

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Le sujet d’aujourd’hui : comment gérer un adolescent agressif, voire, violent. Il vous insulte, vous dit des mots doux du style : « j’en ai marre de toi, tu me gonfles, je fais ce que je veux, de toute façon, on ne peut pas discuter avec toi tu ne comprends rien ! » 

Pas facile tout ça, je vous l’accorde ! Votre enfant a bien grandi, il veut enfreindre vos règles ou les remet en question, eh oui, il est dans sa phase de contestation, en deux mots, il est adolescent ! Et vous, cela vous fatigue, vous épuise même, car tout est sujet à affrontements avec lui, il ne supporte plus personne et surtout pas lui. En effet, il est à un âge où le corps change, il se trouve moche, et la sexualité commence à le travailler sérieusement. C’est l’âge des doutes ! 

S’il y a beaucoup d’agressivité verbale, peut-être même physique parfois, cela peut aller très loin, c’est pourquoi je vais vous donner mes pistes de réflexion et mes conseils.

Je vais vous partager des clefs qui vont transformer, drastiquement, le comportement de votre enfant, si vous les appliquez. Ce sont des conseils que je donne quand je coache des parents, et ce sont des conseils qui donnent des résultats fantastiques, quel que soit l’âge de l’enfant. Il est bien évident que plus il est grand plus cela deviendra compliqué.

Aujourd’hui, nous ne sommes pas en coaching, vous êtes tout seul face à votre ado, si vous voulez aller plus loin, vous pouvez aller visiter mon site internet, si vous avez envie d’être accompagné, par moi ou par un autre thérapeute autour de chez vous, parce que si les choses sont installées, on se retrouve dans un rapport de force, mais sachez que ce n’est jamais trop tard !

La première chose à savoir, c’est que votre enfant n’est pas devenu agressif du jour au lendemain ; peut-être avez-vous déjà observé, chez lui depuis son enfance un terrain agressif, il faut savoir que souvent cela se renforce à l’adolescence, mais ce n’est jamais par hasard. C’est l’âge où les enfants cherchent à affirmer leur personnalité, mais ils n’utilisent pas les bons moyens. C’est la période où l’on tombe des nues, car on avait un enfant tout mignon, docile et affectueux, et tout à coup, on se retrouve avec un enfant agressif, insolent, on ne le reconnaît plus. Soyez rassuré, il n’est pas devenu fou tout à coup, ce n’est pas un comportement anormal, il a tout simplement besoin de se différencier de sa famille, de prendre un certain pouvoir, et ce qui est moins normal c’est la manière dont il le fait surtout s’il devient agressif physiquement. Quoi qu’il en soit, vous ne devez pas laisser faire, il est essentiel de recadrer un adolescent et de remettre en place des limites et des règles, or, il y a une méthode avec les ados, et c’est elle que je vais vous partager.

Avant de voir mes 5 étapes, ce que je voudrais vous dire, c’est qu’il faut avant tout rétablir ou ouvrir, le dialogue, parce que bien souvent quand notre enfant nous dit quelque chose qui nous fait mal, nous réagissons nous aussi avec de l’agressivité et c’est une escalade. Nous allons tourner en rond, ne pas nous en sortir, car c’est un dialogue de sourds ! Chacun veut avoir raison :

-Le parent : « tu vas te soumettre, je suis ton parent, tu n’as pas le droit de me parler comme ça ».

 -L’enfant : « moi je fais ce que je veux parce que maintenant je suis grand, je n’ai plus peur de toi, tu veux me prendre mon téléphone, d’abord je ne te le donnerai pas et j’en ai rien à foutre de ce que tu dis », etc…et ça grimpe dans les tours !

C’est souvent ce qui se passe dans les familles. Soit cela se passe comme ça ou bien l’enfant se retrouve devant un parent complètement démuni, qui ne dit rien ou bien essaie d’être gentil, compréhensif à l’extrême. Sachez que ni l’une ni l’autre de ces méthodes ne sont les bonnes ! D’une part, on n’est pas le copain de son enfant, on n’est pas là pour arrondir les angles, quand votre enfant a dépassé les limites, il est important de le recadrer et nous allons voir les 5 étapes pour le faire.

 

-Première étape : Rester calme ! Si lui est excité, qu’il vous a dit quelque chose de désagréable, ne le prenez pas comme une attaque personnelle. 

Votre enfant vit peut-être des choses difficiles, ils ont du mal à en parler à l’adolescence, vous ignorez ce qui se joue pour lui ; bien souvent vous n’êtes pas concerné, vous vous êtes trouvé là, au moment où il traverse des difficultés, il va les décharger sur vous, la première chose à faire c’est de rester calme et de lui dire : « je ne comprends pas, qu’est-ce qui t’arrive, je ne te reconnais pas, pourquoi dis-tu ça ? Que se passe-t-il ? Je te propose de nous asseoir et d’en parler, qu’en penses-tu ? » S’il est très énervé, il refusera, vous le laissez alors se calmer et vous allez le voir ensuite dans sa chambre, en principe, la culpabilité aura fait son œuvre, il sera peut-être plus disposé à en parler avec vous et vous écouter.

Vous pouvez lui dire que vous n’avez pas compris sa réaction, que vous aimeriez comprendre, que s’il a des soucis vous pouvez en parler et peut-être l’aider.

Si vous savez pourquoi il s’est mis en colère, parce que vous lui avez dit qu’il fallait qu’il range sa console de jeux, par exemple, que vous l’ayez forcé à se mettre au travail, ou que vous lui ayez interdit une sortie, peu importe le motif, vous pouvez lui dire : « écoute, je comprends que ce n’est pas agréable, je me mets à ta place, tu voulais sortir avec tes copains et l’on t’en empêche parce que demain tu as l’école, je comprends que cela te crée de la frustration, mais c’est nécessaire.

Soyez en empathie avec lui, essayez d’abord de comprendre, pourquoi ? Parce que cela va ouvrir « ses chakra », et surtout ses oreilles ! En fait, votre enfant ne va pas se sentir agressé et va être en mesure d’écouter.

 

-Deuxième étape : Expliquer que ce n’est pas tolérable ! Une fois que vous avez compris, c’est seulement à ce moment-là que vous pouvez le faire. Vous pouvez le constater, c’est juste de le faire à l’envers ; d’habitude, vous commencez par ne pas accepter, et vous, vous ne le comprenez pas, et l’enfant, lui, se sent nié dans son ressenti, il a le droit après tout de ne pas être d’accord ; c’est vrai que pour lui c’est frustrant, imaginez ce qu’il en serait pour vous si votre mari vous disait : « Ah non, tu ne vas pas voir ta copine ! Tu avais prévu de prendre un thé avec elle ? Eh bien non, tu n’y vas pas, tu n’as pas fait la vaisselle, le dîner de ce soir n’est pas prêt et il n’y a rien à manger dans le frigo, donc, quand tu auras fait tout ça, tu pourras aller chez ta copine ! » Vous allez lui répondre : « Mon coco tu es bien gentil, si tu n’es pas content, tu vas faire les courses ! » Là, vous ne trouveriez pas ça anormal, or, bien souvent avec les enfants nous nous mettons en position de supériorité, et ça, c’est dû à l’éducation que nous avons reçue. Je ne dis pas qu’il faille être sur un terrain où ils ont le droit de tout faire, ce n’est pas ce que je prône, en revanche, il ne faut pas les regarder de haut et imposer notre loi. Sachez qu’à l’adolescence, cela ne fonctionne pas ! Cela peut chez certains ados, toutefois, si votre enfant montre de l’agressivité, c’est que cela ne marche pas, et il vous le montre. Cela risque de rompre la communication entre vous à long terme, rompre le lien et créer de la distance entre vous et je suis sûre que ce n’est pas ce que vous souhaitez. 

C’est donc dans cette deuxième étape que vous allez pouvoir émettre vos doléances, toujours bien sûr, avec bienveillance et non pas en lui disant « tu, tu, tu » qui serait accusateur, pour cela, vous pouvez aller visionner mes vidéos sur la communication, ou vous verrez de quoi je parle, mais dites-lui : « Ok, j’ai compris que c’est pénible pour toi de ne pas pouvoir sortir, mais je ne peux pas tolérer que tu me parles sur ce ton et tolérer ce que tu m’as dit, ni ce que tu as fait, c’est inacceptable, ce sont des règles qui ne sont pas négociables ! » Vous lui dites ça une seule fois, pas d’une autre façon que celle que je viens de le faire. On n’est pas dans l’accusation, on est dans le factuel, on rappelle juste les règles, c’est comme ça, ce n’est pas admissible et tolérable.

 

-Troisième étape : Chercher une solution ! Essayez de voir avec votre enfant les points d’amélioration que l’on peut trouver, dites-lui : « Écoute, cela ne va pas se reproduire à chaque fois, chaque fois que l’on va se dire quelque chose, on ne va pas partir dans les tours, penses-tu qu’il y ait des points d’amélioration ? As-u bien compris les règles de la maison et pourquoi nous t’avons dit non ? As-tu bien compris pourquoi on ne voulait pas que tu gardes ton ordinateur dans ta chambre le soir ? Veux-tu que je te réexplique les règles ? »

Voyez alors ce qu’en dit votre enfant. S’il vous fait une doléance en vous disant qu’il aimerait avoir son ordi dans sa chambre, car son copain lui, l’a dans sa chambre, il peut jouer avec sa console quand il veut », répondez-lui : « Je comprends, je sais que c’est ce que tu souhaiterais ; avoir son téléphone tout le temps, mais sache que les parents sont là, heureusement, pour mettre des barrières et des limites. Peut que ça t’énerve, mais je n’ai pas le choix ; si tu me demandes des cigarettes, je vais te dire non, si tu me demandes de la drogue, je vais te dire non, idem pour l’alcool, et les écrans aussi c’est dangereux et comme je sais que tu n’arriveras pas à réguler le temps que tu vas y passer, c’est donc non ! Je comprends que cela ne te convienne pas, mais c’est la règle, c’est comme ça, elle ne va pas changer maintenant.

 

-Quatrième étape : Dites-lui que vous l’aimez !  C’est important, ne quittez pas sa chambre sans lui dire : « Tu sais, cela m’a touché la façon dont tu m’as parlé, mais je suis là pour toi, je sais que tu traverses peut-être des moments difficiles, je sais que l’adolescence n’est pas une période agréable, on se sent déjà un grand et l’on nous traite encore comme un petit, je le sais parce que moi aussi j’ai vécu l’adolescence, mais n’oublie jamais que nous sommes là, nous pouvons en parler en évitant que cela dérape.

 

-Cinquième étape : Ne craignez pas que votre enfant ne vous aime plus ! Ce n’est même pas une étape, c’est plutôt la conclusion, car bien souvent les parents ne disent rien par crainte du désamour de leur enfant ; ils commencent par s’énerver puis ne disent rien et acceptent, soit ils ne le recadrent pas comme il faut et au moment où il faut, ils sont trop agressifs ou trop durs, trop autoritaires, avec beaucoup de punitions, des chantages, des menaces, mais tout ça, c’est improductif !

Que ce soit la peur de perdre l’amour de son enfant ou de perdre la face, et là, c’est l’orgueil qui vient dominer, cela ne sert à rien, l’enfant va peut-être faire ce que vous lui demandez par contrainte, mais pas par compréhension, il fera peut-être attention à ce qu’il dit la fois suivante, mais ce ne sera pas par respect, il le fera pour ne pas subir des conséquences négatives pour lui, par intérêt pour lui-même, mais sûrement pas par respect envers vous, or, c’est du respect que vous souhaitez obtenir de la part de votre enfant, pour vous, pour lui et pour les autres !