Y a-t-il une méthode plus efficace que les punitions ?

Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai été assez rapidement convaincue par le fait qu’une punition ou que toute autre sanction était inefficace. 

Si ce n’est pas votre cas, ne partez pas trop vite. Laissez-moi vous donner quelques explications et surtout une alternative incroyablement efficace et extrêmement bienveillante. Et, quand je dis efficace, ce n’est pas parce que je l’ai testé (même si c’est le cas), mais parce que des scientifiques l’ont mesurée. Mais je vous en dis plus dans un instant.

Mon ainée n’a pas (hélas) pu profiter de cette technique. À cette époque, je ne me suis pas posé la question. J’ai reproduit (heureusement pas tout), ce que l’on m’avait transmis, mais aussi ce que la société prônait. À savoir, punir un enfant qui ne répondait pas positivement aux demandes, ne se comportait pas comme il le fallait, dépassait les limites, refusait de coopérer…

Je punissais, un point c’est tout !

Utiliser des modèles différents

Aujourd’hui, cela me semble tellement loin.

C’est fou comme les choses peuvent évoluer et sembler obsolètes tout à coup. Pas tout le monde, certes, mais je sais que nous sommes nombreux actuellement à être convaincus et désireux d’utiliser des modèles différents.

Saviez-vous par exemple que jusque dans les années 1970 (c’est très récent), on ne faisait pas d’anesthésie aux enfants ? N’êtes-vous pas choqué ?

C’est le neuroscientifique Sid Kouider qui l’a annoncé lors des Grands Débats organisés par Sciences et Avenir avec La Recherche le 9 avril 2016, au Collège des Bernardins à Paris.

Voici ce qu’il dit, ça fait froid dans le dos :

« Jusque dans les années 1970, on a beaucoup opéré les bébés sans anesthésie

Comme il y avait des risques liés à l’anesthésie, on considérait » que cela ne valait pas la peine d’appliquer cette procédure parce que « les bébés n’étaient pas vraiment conscients et que de toute façon ils ne s’en rappelleraient pas »

Et que dire des parents qui, jusque dans les années 1980, fumaient, toutes vitres fermées, dans les voitures, leurs enfants (grands ou petits) à l’arrière du véhicule ?

Et nos grands-parents qui ont eu à subir des châtiments corporels à l’école de la part de professeurs (coups de règle sur les doigts, punitions humiliantes comme le port du bonnet d’âne…).  Impensable de nos jours ! Quel parent l’accepterait ?

Voyez comme tout semblait normal à l’époque et combien aujourd’hui, ces attitudes sont très choquantes. 

D’ailleurs, on ne voit presque plus de gens fumer dans leur voiture, encore moins les vitres fermées, et plus rarement encore avec des enfants avec eux. Bien entendu, il reste des exceptions, j’en ai bien conscience, mais cela reste confidentiel.

La loi sur l’abolition des violences éducatives a été votée en juillet 2019, elle a créé la polémique, mais je suis certaine que dans quelques années, on trouvera barbare d’avoir utilisé la force et les sanctions pour soumettre des enfants à notre volonté de parent…

Ceci étant posé, on peut quand même légitimement se poser quelques questions essentielles et c’est véritablement les questionnements que j’ai eus moi-même.

Que faire si l’on ne peut pas punir ? 

Comment poser ses limites et faire comprendre à son enfant qu’il a enfreint une règle ou eu un comportement inacceptable sans le punir ?

Que faire s’il refuse de faire ce qu’on attend de lui ?

Comment réagir face à un mauvais comportement ?

Que dire s’il s’oppose, se roule parterre, ne fait pas ses devoirs, dit non à tout ?

Et comment se comporter quand il nous tient tête et que l’on se sent démuni ?

Démunie et même impuissante, voilà ce que j’ai moi-même ressenti face à mes filles. C’était comme si, privée d’utiliser la punition, le chantage, les menaces (et le fameux je compte jusqu’à 3) et les punitions, je n’avais aucune autre ressource. 

Je dois bien vous l’avouer, la tentation était grande et forte de céder à la punition et d’obtenir plus ou moins rapidement ce que je voulais obtenir ! D’ailleurs, j’ai parfois succombé, je vous l’avoue sans honte. Mais pas très longtemps, car ce n’était pas la relation que je voulais avoir avec mes enfants et je ne voulais surtout pas utiliser mon autorité pour les soumettre à mes volontés. Je savais que pour que les choses changent, je devais changer ma façon de les aborder et j’ai persévéré.

Ce que je ne savais pas encore, c’est que je pouvais y arriver sans cela et avec des résultats bien plus intéressants. J’ai donc testé plusieurs choses et vous avez déjà des articles et des vidéos sur ce sujet. C’était fantastique !

Depuis, j’ai découvert des études scientifiques concernant l’un des outils que j’utilise avec mes enfants. Ces chercheurs ont étudié les conséquences d’une punition et celle lorsque l’on utilise cette technique. Les résultats sont édifiants. 

La punition renforce ce que l’on souhaite éradiquer. Vous voulez que votre enfant mette ses chaussures. En le punissant parce qu’il refuse, il va s’opposer de plus en plus. Pas le jour même, mais au fil du temps et avec plus de virulence, ce qui va créer plus de punitions et donc plus d’oppositions… Un cercle vicieux.

Or, en utilisant l’autre méthode, c’est tout le contraire qui se produit. Au fil du temps, l’enfant abandonne le comportement qu’il avait pour le remplacer par ce que l’on attend de lui.

Magique ?

C’est juste logique lorsque l’on comprend le fonctionnement du cerveau humain. Car figurez-vous que cette technique fonctionne aussi avec les adultes. 

Cette technique, je vous la partage aujourd’hui dans une vidéo

Vous allez découvrir l’une des alternatives à la punition. Une recette que j’applique et qui a fait ses preuves.