Pourquoi j’attire des partenaires violents

Certaines scènes semblent se rejouer constamment. Tous, à notre façon, nous avons tendance à revivre des scénarios pourtant rebattus cent fois… comme si quelque chose ne voulait pas partir de nous, comme si quelque chose s’était brisé, et ne voulait pas être réparé.
Choisir systématiquement des partenaires violents, physiquement ou psychologiquement, fait partie de ces tendances qui peuvent paraître absurdes et incompréhensibles. Elles sont pourtant d’une logique implacable, lorsque l’on connaît le mécanisme de la blessure émotionnelle. Ce mécanisme  est humain. S’en vouloir ou en vouloir à l’autre serait comme en vouloir au feu de brûler… Il faut au contraire chercher à comprendre et à percer le mystère pour enfin sortir de cette spirale autodestructrice.

Une tendance humaine, trop humaine

Quoi de plus absurde, a priori, que de répéter constamment des schémas que l’on sait pourtant nocifs, et que l’on s’est promis souvent de ne plus jamais revivre ?

Tomber amoureuse d’un « bad boy » à l’adolescence, vivre sous l’emprise d’un pervers narcissique… Tout le monde comprend que l’on puisse tomber dans de tels pièges une fois ou deux.

Les clefs de votre passé

Mais quand le scénario se répète, c’est à n’y rien comprendre. Pour l’entourage, bien sûr, qui croit bon de conseiller la personne, et de vouloir la faire sortir de ces comportements absurdes et destructeurs… Mais bien plus encore pour la personne concernée, qui est parfaitement d’accord avec ces constats, mais qui se voit malgré tout répéter ces erreurs avec insistance…

Comment expliquer que l’on se fasse autant de mal, que l’on aille chercher l’amour, là où l’on sait pourtant que l’on ne rencontrera qu’une violence physique ou psychologique ? Comment comprendre que l’esprit s’évertue à se faire souffrir sans relâche, en optant toujours pour le même type de relation ?

Les blessures émotionnelles

Pour le comprendre, il faut se pencher sur le mécanisme de la blessure émotionnelle ainsi que sur ceux de l’inconscient corporel et de la mémoire émotionnelle.

Nos émotions demandent toujours à être entendues, acceptées et accompagnées.
Nos émotions demandent toujours à être entendues, acceptées et accompagnées. Malheureusement parfois, notamment durant l’enfance, certaines émotions sont trop fortes, ou trop difficiles à gérer seules. Parfois encore, certains ressentis peuvent être discrédités par l’entourage. L’enfant ou la personne en souffrance cherche alors à dépasser son émotion et à la faire disparaitre. Pourtant, jamais rien ni personne ne pourra faire disparaître une émotion simplement en voulant l’étouffer !

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Au contraire, une émotion mal comprise ou étouffée cherchera à être entendue par tous les moyens. C’est ainsi qu’apparaît le mécanisme bien connu de la somatisation… Mais aussi la mécanique de répétition de situations. Pour mieux le comprendre, je vous invite à lire mon article au sujet des blessures émotionnelles.

La blessure d’humiliation et le masque masochiste

Aux origines de cette attirance pour des partenaires violents, on trouve souvent la mécanique de la blessure d’humiliation.

Celle-ci affecte principalement les personnes qui, lors de l’enfance, ont ressenti une certaine honte de leurs parents les concernant. On peut imaginer par exemple un retard de développement, notamment du point de vue de la propreté ou du langage. La blessure d’humiliation touche également un grand nombre d’enfants battus, maltraités ou humiliés par des parents violents.

Suite à ces blessures premières, la personne se sent durablement humiliée et honteuse. Elle commence à organiser sa vie à travers ce ressenti primaire et cette vision des choses tronquée. S’humilier pour exister devient comme une évidence, et la recherche de partenaires violents n’est qu’une continuation de ce mécanisme destructeur.

Si cette courte description fait résonner quelque chose en vous, il faut l’écouter. Je vous invite là encore à lire mon article sur la blessure d’humiliation pour approfondir le sujet. Mieux comprendre ce mécanisme vous permettra de refermer la plaie en écoutant l’enfant blessé en vous.

Sortir de la violence

Une chose est certaine si vous attirez systématiquement vers vous des partenaires violents : quelque chose en vous cherche à sortir et à s’exprimer. Une part de vous n’a pas encore été pleinement entendue et comprise. Une blessure première, sans doute, a mal été refermée.

Se blâmer de ses comportements destructeurs est la dernière des choses à faire. Il faut au contraire chercher à se comprendre et s’accepter entièrement, écouter ses réactions avec bienveillance et  devenir enfin un bon compagnon pour soi-même.

Faire un retour constructif sur son passé et sur la répétition de situations, seul ou avec l’accompagnement d’un professionnel, sera une étape essentielle pour accéder à un mieux-être et pour refermer une bonne fois pour toutes la blessure. Alors enfin, vous pourrez regarder objectivement les choses et retrouver une bonne estime de vous ainsi qu’une confiance solide en la vie.

C’est en vous acceptant pleinement que vous pourrez devenir ce que vous avez toujours été au fond de vous, une personne digne d’amour et de reconnaissance.
Vous comprendrez que vous aussi, vous avez droit au bonheur. Que chaque émotion en vous a droit d’exister, puisqu’elle existe de fait. Que ce que vous ressentez est toujours légitime et que vous ne gagnerez jamais à étouffer une part de vous. Vous apprendrez enfin que c’est en vous acceptant pleinement que vous pourrez devenir ce que vous avez toujours été au fond de vous, une personne digne d’amour et de reconnaissance.

La répétition de situations difficiles n’est pas absurde. Il ne faut jamais s’en vouloir d’attirer à soir des partenaires violents. Cela montre simplement qu’une part de soi n’a pas été entendue, que des émotions sont restées étouffées, que des blessures ont mal été refermées.
Ces signaux doivent être écoutés avec bienveillance, et ne plus servir d’excuse à une dépréciation de soi. Voyez enfin ces comportements comme des tremplins vers la connaissance, l’estime, et surtout l’amour de vous-même.

5 réponses
  1. Sandra
    Sandra dit :

    Oui ton article m’a vraiment aidé car j’avais du mal à savoir quel blessure était la plus présente. Nous avons un passé qui se ressemble énormément. J’ai vécu des traumatisme dans mon enfance, vécu dans la rue pendant 3-4 ans et me suis relevé seule. J’ai toujours attiré des conjoints violent. J’ai aussi la blessure de trahison et j’ai un doute sur celle du rejet. J’espère que comme toi j’arriverai à refermer toutes ces blessures, ne plus ressasser ce passé trop douloureux et réussir à canaliser ma colère qui s’exprime le soir sur ma fille en criant, menace.. Bravo pour tous ton parcours de vie. Je ne te cache pas que c’est notre passé très ressemblant qui m’a motivé à choisir à ta formation et je ne le regrette pas du tout. Hâte de te parler à la conférence de lundi prochain aux clefs de la colère. Merci pour tout noemie du fond du cœur.

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  2. Sandra
    Sandra dit :

    Bonsoir noemie. Je suis ta formation les clefs de la colère. J’ai toujours attiré des hommes violent et depuis je reste seule de peur de reproduire ce schéma. Merci pour ton article qui me permet d’ouvrir un peu plus les yeux sur mes blessures. Ton article me fait du bien et va me permettre de mieux comprendre ce qui se passe en moi. D’être moi’s dur avec moi et d’essayer de guérir toute les blessures que je porte encore. Merci pour ton partage de connaissances toujours avec bienveillance.

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    • Noémie
      Noémie dit :

      Merci Sandra, comme quoi, tout est complémentaire comme tu peux le voir. Bon cheminement et merci pour ta confiance

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      • Sandra
        Sandra dit :

        Oui en effet noemie tout est complémentaire. Je viens de m’inscrire au clefs de la colère depuis 1 mois mais je pense sincèrement après avoir travaillé sur ma colère m’inscrire les clefs du passé. Merci pour tous tes partages si précieux pour notre guerison

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    • Noémie
      Noémie dit :

      Cette problématique je la traite dans Les clefs du passé alors je suis ravie que cet article ait pu t’aider. Merci pour ton message.

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