Comment le faire obéir ?

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Vous êtes obligé de punir, de menacer, de crier, bref, vous n’arrivez pas à le faire obéir, votre enfant ne semble même pas vous entendre lorsque vous lui donnez des consignes, cela vous épuise, vous agace beaucoup et vous fait perdre votre calme.

Nous allons voir comment remédier à cela au travers des clefs que je vais vous partager tout de suite pour que vous arriviez à vous faire obéir sans crier.

Première clef : chercher la coopération plutôt que l’obéissance ! Ce mot obéissance ne me convient pas je lui préfère coopération, demander à nos enfants respect et écoute est plus adapté à mon sens. Cela n’est plus du tout la même chose ! 

Vous imaginez, vous, si votre patron ou votre mari, vous demandait obéissance, s’il vous disait : « Tu ne pourrais pas m’obéir un peu, voilà 10 fois que je te dis de vider le lave-vaisselle, etc…», ça ne vous plairait pas non ? Demander l’obéissance est une demande de soumission ! Est-ce que vous rêvez d’avoir des enfants soumis ? Je ne le pense pas !

Essayez de changer votre objectif et de voir que ce qui est le plus important c’est d’obtenir la coopération par la compréhension.

Il est essentiel que votre enfant fasse les choses par compréhension et parce que vous pensez que c’est la meilleure chose et non parce qu’il a peur de vous et des sanctions qui vont suivre. Faites-lui comprendre que sa coopération va vous aider et aider toute la famille.

 

-Deuxième clef : Ne leur dites pas ce que vous ne voulez pas qu’ils fassent ! En effet, bien souvent nous leur donnons par nos interdictions des idées auxquelles ils n’auraient même pas pensé, du style : « n’écris pas sur la table, ne monte pas sur la chaise, je ne veux pas que tu touches à cet objet… » ce qu’il n’aurait peut-être pas fait si vous ne lui aviez pas soumis l’idée, attendez avant de dire.

Il est plus important de leur dire ce que vous souhaitez qu’ils fassent parce que, ce qui se passe pour un enfant, ou un adulte d’ailleurs, c’est que ce cerveau ne comprend pas la négation. De plus, comme le cerveau de votre enfant est encore immature, il range et catégorise les choses par rapport au mot principal. Quand vous lui dites de ne pas écrire sur la table, le cerveau entend « écrire » et « table » ; si vous dites ne cours pas, le cerveau n’entend que le mot courir, il n’entend pas le « ne pas » ! Si je vous dis de ne pas penser à un éléphant rose, votre cerveau va fabriquer une image mentale et vous allez voir un éléphant rose. Si je vous dis : ne pensez pas à ce que vous avez fait il y a 5 minutes avant de lire ce texte, la première chose c’est que vous allez y penser immédiatement. Votre cerveau va enregistrer uniquement l’information qui est contenue et pas la négation.

Au lieu de distiller des négations à vos enfants, dites-leur ce que vous voulez et non ce que vous ne voulez pas. Par exemple au lieu de dire « n’écris pas sur la table », dites-lui « écris sur la feuille ». Si vous ne voulez pas qu’il coure, dites-lui « marche lentement » ; ainsi, son cerveau entend « marche » et « lentement ».

Je pense que vous avez compris le principe, alors, observez votre discours dans les jours qui viennent et vous constaterez que vous utilisez énormément la négation, et qui dit négation, dit négative, c’est-à-dire : « ne fais pas ci, ne fais pas ça », etc…En changeant la teneur de votre discours, et en disant ce que vous voulez, ce sera beaucoup plus léger. Dire à quelqu’un : « ne mets pas tes pieds sur la table », est plus violent que de lui dire : « pose tes pieds par terre », c’est tellement différent ! Le cerveau de votre enfant sera moins en réaction par rapport à vos propos !

 

-Troisième clef : Donnez-lui des options, pas des ordres ! Donnez-lui le choix plutôt qu’une injonction. Si vous voulez qu’il se brosse les dents, dites-lui : « tu préfères mettre ton pyjama maintenant ou te brosser les dents en premier ? » Si vous voulez qu’il vienne manger : « tu préfères venir manger maintenant ou dans 5 minutes ? » Trouvez des astuces ! Si vous voulez qu’il mette un pull, dites-lui : « Tu préfères ton pull bleu ou ton pull vert ? Tu préfères mettre tes bottes ou tes chaussures ? Tu préfères ouvrir la porte ou que ce soit moi qui le fasse ? » etc…

Quand vous optez pour cette attitude, votre enfant a le choix et s’il choisit, il va coopérer. Alors, vous me direz qu’il peut proposer encore autre chose, bien sûr, cela ne marchera pas à tous les coups, ni à chaque fois d’ailleurs ! Vos enfants ne sont pas de petits robots où il suffit de rentrer une pièce pour que cela fonctionne sans problème, cela ne marche pas comme ça, mais c’est en multipliant les astuces que vous arriverez à obtenir leur coopération et trouver des choses qui marchent.

Quand ils sont tout petits, faites diversion ; si vous les voyez aller vers quelque chose de dangereux, faites diversion, occupez-les, en évitant toutefois, que ce soit avec votre téléphone portable, même si c’est bien pratique ! Avant, il n’y avait pas de téléphone portable et l’on réussissait quand même à les occuper !

 

Quatrième clef : Ne cédez pas ! Je vois trop souvent des parents qui disent non puis oui ! Réfléchissez avant de dire non, car, il est évident que si vous avez dit : « puisque tu as fait ça, tu ne vas pas chez ta copine cet après-midi », et que vous réalisez que vous avez peut-être été un peu loin, eh bien, votre enfant, ce qu’il retiendra, si vous changez d’avis, c’est que « non » peut devenir « oui » et que finalement vous dites ça, mais que ce n’est pas vraiment ça. N’oubliez pas que son cerveau se construit et qu’alors il se construira sur des bases qui ne seront pas congruentes ; il se dira que « non » peut être « oui » si j’insiste un peu et il ne retiendra pas la leçon que vous vouliez lui donner, et ça, c’est contre-productif ! Soyez clair et ferme.

 

-Cinquième clef : Soulignez les bonnes actions ! C’est fondamental, au lieu de souligner ce que votre enfant ne fait pas bien, mettez en exergue ce qu’il fait de bien ! C’est important, il ne fait pas que des choses négatives, mais à force de lui marteler qu’il n’a pas fait ci ou ça, il ne va retenir que ça et va se dire qu’il n’est pas un bon enfant, il va se décourager en se disant à quoi bon puisque ce n’est jamais bien ce que je fais, autant ne plus rien tenter, c’est pourquoi il est nécessaire de souligner ses bons comportements, que ce soit à table ou ailleurs. S’il arrive à manger correctement, soulignez-le en lui disant : « quels progrès tu as faits, tu arrives bien à tenir ta cuillère, ça semble plus facile pour toi de manger maintenant ».

Ou bien, je sens que tu as du plaisir à faire telle ou telle chose, je vois que tu as bien rangé ta chambre, qu’en penses-tu, c’est tout de même plus chouette d’avoir de l’espace pour jouer ? » Soulignez ses bons comportements même s’il n’y en a pas beaucoup, et vous verrez, c’est magique, il va avoir envie de compliments, tous les êtres humains aiment avoir de la reconnaissance et de la valorisation, alors, profitez de ça et n’hésitez pas à en abuser !