Comment faire coopérer mon adolescent?

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Comment réagir face à un adolescent qui s’oppose à tout ?

Aujourd’hui, nous allons parler d’un sujet dont vous me parlez souvent et que m’a proposé Géraldine, et je vais répondre à la question d’une maman sur l’adolescence et les refus de l’adolescence. Voici sa question  qui va sans doute parler à beaucoup de monde :

-Comment aborder un adolescent qui d’emblée, refuse tout en bloc ? Il s’efface de la vie familiale, se fiche de ses devoirs et de respecter les autres, je suis à son écoute, mais il n’entend pas ce que je dis ou ne veut plus rien entendre de nous, c’est lui, et encore lui, avant tout, pas évident d’éviter les crises, je lui ai dit que je m’adaptais à son nouvel âge, que les règles de la maison s’adaptent en fonction de cela, mais, lui, ne veut  rien faire ! Du coup, je lui dis que s’il ne fait rien, moi non plus, or, la réaction physique et verbale est bien différente de celle d’un enfant, et là, je ne sais plus comment faire !

Je pense qu’elle veut dire que c’est plus difficile qu’avec un petit enfant.

Est-ce votre cas également, avez-vous des difficultés à faire coopérer vos adolescents, à ce qu’ils participent aux tâches de la maison et remplissent leurs devoirs, parce que oui, les enfants ont des devoirs.

Les clefs de votre passé

Quand on en arrive là avec un adolescent qui visiblement est complètement fermé à l’échange, c’est qu’il y a eu, à un moment, un problème de communication avec lui. Un enfant ne se ferme pas du jour au lendemain avec ses parents, c’est qu’à un moment, soit il a subi trop de rapports de force, il a reçu trop d’ordres, il les faisait parce qu’il était encore petit et un beau matin, il s’est rendu compte qu’il avait le pouvoir de dire non et que vous, vous n’aviez plus de moyens pour arriver à le faire changer d’avis. Du coup, il a pris la main, le contrôle et le pouvoir sur vous et vous vous retrouvez dans cette situation qui est complètement déstabilisante et je vous comprends.

La première chose à faire va être de réinstaurer le dialogue, de remettre le dialogue pour que 

votre enfant vous entende. Pour cela, il n’y a pas cinquante secrets, et d’ailleurs cela va être l’objet de toute cette vidéo, c’est la première chose à faire, et je vous garantis que si vous le faites, si vous le faites bien, si vous arrivez bien à détecter ce que je vais vous donner, vous allez voir que ça va complètement transformer la relation que vous avez avec votre enfant. Cela ne se fera  peut-être pas du premier coup en claquant les doigts, mais si vous le faites deux ou trois fois, vous allez constater que ça va marcher. Votre enfant à besoin de retrouver la confiance qu’il peut mettre en vous et, il a besoin de sentir que vous n’allez pas le traiter comme un bébé, car, c’est ce que refuse un adolescent et que vous n’allez pas entrer une fois de plus, dans un rapport de forces avec lui, où vous l’obligez à obéir, faire ce que vous lui demandez et être juste là pour se soumettre à votre bon vouloir.

C’est comme ça qu’il le vit aujourd’hui, et c’est pour cela qu’il s’oppose.

La chose à faire, c’est de chercher à savoir ce que votre enfant vous reproche. Or, des reproches, il vous en fait, ne vous dites surtout pas qu’il ne vous reproche rien, il ne veut juste pas faire telle ou telle chose !

Il a des reproches envers vous ; il vous le dit d’ailleurs quand vous êtes derrière lui à lui dire : il faut faire tes devoirs, participer aux tâches, il vous dit ce qui ne va pas.

Je ne peux pas, moi, vous le dire parce que je ne suis pas votre enfant, mais il y a forcément quelque chose qui le contrarie dans la façon où vous interréagissez avec lui, dans la façon dont vous communiquez avec lui, ou celle dont vous avez communiqué jusque-là avec lui.

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Quand vous aurez trouvé ce que vous reproche votre enfant, la chose à faire va être d’accepter son reproche.

Ah oui, alors là, c’est difficile, mais est-ce que vous voulez la paix et retrouver le contact avec votre enfant, reprendre une relation saine, ou bien est-ce que vous voulez rester dans un conflit ad vitam aeternam ?

Votre ego va dire : « oui, mais c’est lui l’enfant, ce n’est pas à moi de me soumettre, c’est à lui de faire ses excuses », etc…Oui, vous pouvez écouter votre ego, mais ce n’est pas votre cœur ! C’est votre enfant, vous l’aimez et vous n’avez pas envie d’avoir une relation basée sur le conflit. Vous êtes adulte, vous allez faire le pas, et comme c’est vous qui me posez cette question, moi, je vous donne le conseil, votre enfant  n’est pas venu me voir, je tiendrais un autre discours dans ces cas-là, mais il n’est pas venu me voir pour savoir comment renouer le dialogue avec vous, c’est vous qui avez besoin de ça. Dites-vous que votre enfant, en ce moment, est malheureux ! Même s’il ne vous le montre pas, même s’il a un ego bien renforcé et qu’il vous montre que c’est OK pour lui, il est malheureux parce qu’il n’a pas envie de vivre ce qu’il est en train de vivre ; il se punit en même temps qu’il vous punit et ça, il faut en être conscient. Il ne l’avouera pas ; lui aussi à un ego et il est proportionnel et équivaut à ce qu’est le vôtre, normalement. Il va vous falloir trouver cette raison-là et lui dire que vous comprenez ce qu’il vous reproche ; c’est-à-dire de, par exemple, vouloir toujours que les choses soient faites comme vous, vous le voulez. Ce n’est sans doute pas ça, mais il faut bien que je vous trouve un exemple parce que là, je n’ai pas pu demander à Géraldine ce que son enfant lui reprochait. En admettant que ce soit ça, vous allez dire à votre enfant : « j’ai bien réfléchi à ce que tu m’as dit, et je me suis rendu compte que tu avais raison » ! Alors, surtout, lorsqu’on dit à quelqu’un qu’il a raison, on ne se justifie pas en disant : « tu as raison oui, mais tu comprends,  c’est parce que ceci ou cela ». On lui dit juste, tu as raison !

La deuxième étape, cela va être d’être en empathie avec votre enfant, de lui montrer que vous le comprenez et que vous éprouvez de la compassion pour ce qu’il a vécu ou ressenti. Je comprends que cela devait être douloureux pour toi d’être traité de telle ou telle façon. Je comprends que tu as pu ressentir que nous n’avions pas confiance en toi, que nous étions trop durs, trop exigeants, que c’était difficile, que nous ne te valorisions pas assez, trop de critiques, que nous étions trop tendus et n’arrivions pas suffisamment à t’écouter, etc…peu importe, dites-lui ce qu’il a envie d’entendre et reconnaissez que vous avez commis une erreur. C’est souvent le cas et cela ne veut pas dire que vous l’avez fait intentionnellement, je ne dis pas ça, mais cela veut dire que votre enfant l’a lui, ressenti comme ça. Et vous ne pouvez pas juger son ressenti. Si une personne vous dit, je me sens mal, vous n’allez pas lui dire : « ah, mais non, regarde il fait beau, tout va bien, tu te sens bien ! » Non, on ne peut pas remettre en cause le ressenti de quelqu’un, on l’accueille ; et, votre enfant va être d’autant plus motivé à écouter ce que vous avez à lui dire s’il se sent compris et entendu. Ce qui est valable pour un ado est valable pour un adulte, c’est la même chose !

Ça, c’est la deuxième étape, pour la troisième étape, vous allez lui proposer de reconstruire le dialogue en lui disant : « écoute, comme je te l’ai dit, je comprends, que me proposes-tu pour que nous essayions d’avancer ? » Puis, vous allez lui expliquer pourquoi c’est important pour vous ce que vous lui demandez, en lui disant : « je comprends, tu n’as pas envie de faire tes devoirs, tu ne sembles pas motivé, que se passe-t-il, comment je peux t’aider? Est-ce que tu sais pourquoi ça me hérisse et pourquoi je suis à ce point en colère, même si ce n’est pas la bonne attitude, imagines-tu ce qui se joue en moi ? Je me fais juste du souci, et j’ai une mauvaise manière de te le transmettre, cela créé des angoisses chez moi, je me dis que si tu ne travailles pas à l’école, tu vas redoubler, ça ne va pas bien se passer, tu vas être mal dans ta peau si tu te retrouves avec des plus jeunes l’année prochaine, tu n’auras plus tes amis ». Dites-lui quels sont vos torts, pas qu’il vous agace, c’est ça, vous pouvez également lui dire ce que vous, vous ressentez ! De la peur, nous l’avons vu, quand il ne veut pas faire ses devoirs, mais aussi, quand il ne partage pas les tâches qui contribuent au bien-être de toute la famille, vous pouvez lui dire en utilisant surtout le « je » et non pas le « tu », le fameux langage où l’on parle de soi, de ses sentiments, de ses émotions, et non pas « tu » ! Tu m’énerves, tu me fais me sentir mal, etc…Non, c’est « je ». Je me sens impuissante, et je trouve que ce n’est pas juste que tu ne partages pas les tâches, parce que nous sommes dans une famille, il y a des choses qui profitent à  tout le monde, ce ne sont pas toujours les mêmes qui doivent vider le lave-vaisselle, mettre la table, faire les courses, débarrasser et autres. Moi non plus cela ne me plait pas de faire tout ça, je n’ai aucune envie de débarrasser, sauf que, cela fait partie des tâches qu’il faut faire.

Maintenant que tu es plus grand, je trouve normal que tu participes, pas toi ? Penses-tu que ce n’est qu’à moi de faire ça ? Je suis sûre que non, simplement, je réalise que tu es vexé et en colère et que c’est une manière pour toi d’avoir un levier pour me montrer que, peut-être, je n’ai pas été assez à ton écoute.

C’est ainsi que le dialogue va revenir dans votre foyer ; c’est comme ça que votre enfant se sent enfin compris et écouté et va pouvoir vous écouter à son tour et c’est à ce moment-là que vous allez sentir que la confiance revient qu’il va falloir éviter de tomber dans les mêmes schémas d’erreur, soyez congruent, sinon, vous aurez du mal à récupérer votre enfant une seconde  fois, vous allez ramer davantage et il se méfiera et aura beaucoup moins confiance en vous ; surtout, établissez des règles et essayez de les dire, écoutez-le, trouvez un consensus de manière à ce que les besoins des uns et des autres soient respectés. Écoutez ses besoins et ses limites, qu’il écoute lui aussi, vos besoins et vos limites, et essayez de trouver ensemble un consensus qui profite à tout le monde, au collectif.

Lorsque vous aurez réussi à réintroduire le dialogue, à retrouver une communication avec votre enfant, vous pourrez chercher à vous justifier, à ce moment-là, il sera temps de dire : « voilà, je me suis emporté, mais c’est parce que je me sentais tellement mal, ce n’est peut-être pas une raison, mais c’est difficile tu sais, c’est compliqué quand même, on est face à un mur, on n’y arrive pas et pour moi, cela a généré beaucoup de stress ».

À cette étape-là, vous pourrez le dire, non pas pour le faire culpabiliser, attention à ça, mais simplement pour expliquer et exprimer vos sentiments qu’il puisse en prendre la mesure ; c’est important que les enfants mesurent la portée de leurs actes parce qu’il y a des conséquences et qu’il est important de les mesurer.

J’espère sincèrement, Géraldine, et tous les autres parents, que cette vidéo vous aidera à aborder l’adolescence ou à voir votre adolescent qui s’oppose, autrement que comme un trublion qui veut vous résister, qui vous cherche et qui fait tout ça pour vous embêter. C’est juste un enfant qui est en réaction par rapport à ce qu’il a vécu et qui ne veut plus être sous le joug de vos commandements !

Si vous avez aimé cette vidéo et surtout si vous appliquez ces conseils, s’il vous plait, venez me dire dans les commentaires ce que cela aura donné, tout comme Géraldine, dans les commentaires, n’hésitez pas à me suggérer d’autres idées de vidéos, je les traiterai avec grand plaisir, et rappelez-vous : il n’y a pas de parents parfaits, il n’y a que des parents qui font de leur mieux !

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