Mon enfant & bébé refuse de manger. 6 clefs et 3 astuces

Pour vous abonner à ma chaîne Youtube, cliquez ici


Aujourd’hui, nous allons voir des astuces et des conseils pour  les enfants qui refusent de manger. Eh oui, cela arrive !

-Première clef  et premier conseil : Ne vous inquiétez pas !

 Il pèse sur les mamans et vous avez sans doute déjà entendu cette expression, « nous sommes des mères nourricières » ! Oui, nous avons pour devoir de maman de nourrir nos enfants. Quand ils ne mangent pas ou ne s’alimentent pas suffisamment, nous sommes en panique parce que notre rôle, de manière inconsciente bien sûr, notre rôle n’est pas complètement exécuté du fait du refus de notre enfant. Alors, on s’inquiète pour cet enfant qui ne mange pas ou mange mal, même les choses qui sont bonnes pour sa santé.

Première chose donc, ne vous inquiétez pas, car, vos vibrations, vos enfants étant des éponges émotionnelles, vos vibrations d’inquiétude rejaillissent  sur eux. 

Votre enfant ne sait pas l’interpréter, mais il ressent fortement votre stress et il va bloquer davantage en paniquant et il va être encore plus réfractaire à manger.

Surtout, détendez-vous, ne dramatisez pas, aucun enfant ne se laisse mourir de faim, relativisez !

-Deuxième clef : Ne le forcez pas à terminer son assiette et à manger s’il ne le veut pas. Je sais, vous allez me dire qu’on ne va pas le laisser sans manger ? Si ; il ne s’agit pas de le laisser sans manger, mais si votre enfant refuse le plat que vous lui présentez, vous lui dites : « ok, je comprends, si tu n’aimes pas ne le mange pas, mais il n’y a rien d’autre à la place ». Surtout, ne remplacez pas ce qu’il ne veut pas manger par autre chose, sinon, il ne le mangera jamais. Il a le droit de goûter, ne le privez pas si vous avez prévu un dessert après le plat, ne le privez pas de dessert, il a le droit de ne pas manger son plat, mais ne le privez pas du dessert, car, cela ne doit pas être une punition. Ne le forcez pas parce que dans ce cas, il va s’installer un rapport de force, et en l’obligeant à manger, lui, va vous obliger à céder. Tout cela ne se fait pas de manière consciente, de la même façon que vous ne vous dites pas : « tu vas voir, je vais gagner  et tu vas terminer ton assiette », l’enfant ne se dit pas non plus : « tu vas voir, puisque tu veux que je termine mon assiette, je vais te montrer que je suis plus résistant que toi, que je vais te faire céder et que tu vas me faire un plat de pâtes ». Tout ça n’est pas conscient, ce sont des jeux inconscients, mais, quand on veut forcer son enfant, on installe un rapport de force et ensuite, il ne faut pas s’étonner, car, les enfants apprennent par mimétisme, et l’enfant se place, lui aussi, en rapport de force.

-Troisième clef : Ne félicitez pas votre enfant quand il termine son assiette. Ce n’est pas une victoire, ce n’est pas quelque chose d’exceptionnel, ne dites pas : « Ah, mais c’est génial, tu as tout mangé, je suis tellement fière de toi » ! J’espère que vous êtes fière de lui de toute façon, et peu importe qu’il ait terminé son plat ou pas ; que vous êtes contente de lui, qu’il ait mangé ou pas !

Ne venez surtout pas mettre des exigences sur la nourriture parce que, à nouveau, vous installez un rapport malsain avec la nourriture. « Je termine mes haricots verts maman est contente, je refuse de manger des carottes, elle est fâchée contre moi » ! Et ça, l’enfant ne comprend pas, car, pour lui, c’est juste qu’on mange et il n’y a pas tout ça derrière. Ne félicitez pas votre enfant afin d’éviter qu’il y ait, là aussi, un rapport de force, on est content quand je mange, on n’est pas content quand je ne mange pas ; cela évite qu’il y ait une évaluation. Il en aura bien assez dans sa vie avec des notes à l’école et autres. Ne faites donc pas ça avec les repas, surtout si vous souhaitez qu’il mange.

-Quatrième clef : Ne substituez pas son repas au profit d’un autre repas. Je l’ai vaguement évoqué tout à l’heure, c’est-à-dire que si votre enfant refuse de manger le plat que vous lui avez donné, ne faites pas un autre plat, ne lui donnez pas autre chose. Modifiez le dessert par exemple, si vous avez fait une petite crème dessert, donnez-lui une banane bien grosse ou deux parce que c’est plus consistant et vous savez que ça va le caler. Il se peut aussi que votre enfant n’a pas faim et ça, c’est difficile à accepter pour les parents, comment peut-on admettre qu’il n’est pas faim ! Pourtant, vous aussi cela vous arrive. Acceptez que son appétit ne soit pas linéaire. Je le constate avec mes filles, elles ont parfois plus faim que d’autres, cela dépend sans doute de leur croissance, des activités qu’elles ont faites dans la journée, cela dépend d’elles aussi, qu’elles soient à l’écoute de leurs propres besoins, et ça, c’est important. Je vois trop souvent des adultes qui ont un problème de poids justement parce qu’ils ont été élevés avec l’idée que finir son assiette c’est important. D’accord, mais pourquoi devrait-on finir son assiette ? Nous les parents, nous pensons que nous savons la quantité de nourriture dont notre enfant a besoin, et est-ce que cette quantité est variable ou pas ? Oui ! Nos enfants peuvent-ils avoir de plus ou moins gros besoins ? Oui ! C’est normal. Surtout, ne jugez pas la faim de votre enfant ; acceptez qu’elle soit fluctuante et pas toujours identique.

-Cinquième clef : Ne lui donnez pas à manger entre les repas ! Pas de grignotage. Je vois trop souvent des enfants à qui l’on donne des choses avant le repas. Cela ne veut pas dire qu’il faut être complètement fermé, si votre enfant a une petite faim avant le repas, vous pouvez lui donner un morceau de pain, quelques carottes crues. Donnez-lui quelque chose de sain qui ne va pas couper son appétit et ne pas créer de mauvaises habitudes, telles que des choses sucrées, et là, je ne parle pas du goûter. Même si je pense que le goûter devrait être plus salé que sucré, mais bon…ce n’est pas le propos de cette vidéo. Pas de grignotage donc parce que, si votre enfant a trop mangé, surtout des choses sucrées, il n’aura plus faim quand il sera le moment de passer à table. Évitez, une heure avant le repas de lui donner quelque chose à manger, sauf si vous sentez qu’il a vraiment faim ; vous allez vite le savoir, car, quand vous allez lui proposer quelques morceaux de carottes ou de concombre crus, vous allez vite savoir s’il a faim ou s’il avait envie de manger un gâteau, ce qui n’est pas du tout la même chose ! C’est normal d’être attiré par le sucre, enfant ou adulte d’ailleurs. C’est le plaisir de manger sucré, or, ce n’est pas très bon pour la santé, il est préférable d’éviter d’installer cette habitude à votre enfant parce que, les habitudes que l’on donne à un enfant dans l’enfance, vont conditionner leurs comportements à l’âge adulte ; il est important de faire les choses bien, quand il est petit.

-Sixième clef : Ne tirez pas de conclusions ! Ne vous culpabilisez pas, vous n’y êtes pour rien si votre enfant refuse de manger certaines choses, il faut savoir que les enfants souvent, quand ils sont tout petits, ils mangent de tout ! Vous pouvez leur donner des épinards, des courgettes, des haricots, tout ça mixé dans un petit pot et ils  mangent et quand ils grandissent, il y a la diversification alimentaire, on va leur donner des choses diverses et variées avec plus ou moins de goût et l’enfant, à un moment risque de refuser tout ce qui est légumes. J’ai trois filles, les trois m’ont fait ça à un moment vers 5 ou 6 ans, elles ont commencé à me dire qu’elles n’en voulaient plus et qu’elles voulaient ne manger que du blanc. C’est-à-dire du riz des pâtes, des pommes de terre : c’est une période en fait, mais elle ne va pas durer, d’autant moins si vous respectez les quelques clefs que je vous aie données. Ce qu’il faut faire dans ce cas-là, c’est ne pas lutter, ne pas s’inquiéter, ne pas en tirer de conclusions en se disant qu’ils n’aimeront plus jamais ça et dire par exemple : « mon enfant n’aime pas les haricots verts ». Il n’est pas vrai qu’il n’aime pas les haricots verts, vous aussi quand vous étiez petit, vous avez eu ces rejets. Moi, je me souviens que les légumes, quand j’étais petite, je n’aimais pas ça, et aujourd’hui, je les mange tous ! Ce n’est pas définitif. Le palais c’est quelque chose qui s’éduque avec le temps, et votre enfant peut laisser de côté les haricots verts et reprendre un peu plus tard. C’est parce que vous allez lui proposer régulièrement de goûter à ces haricots verts qu’il va, peu à peu, se familiariser avec le goût et les manger avec plus d’appétit.

Ne tirez pas de conclusions, ne dites pas : « c’est une bouche sucrée, il n’aime que le sucre », car, vous l’enfermez dans des croyances, et plus vous allez poser de jugements et d’étiquettes sur lui, et plus il va s’y conformer.

Attention donc aux étiquettes.

Maintenant mes 3 astuces pour l’aider à manger mieux :

-Faites-le participer à la préparation des repas ! Faites-lui éplucher les légumes avec vous, faites-lui faire les menus avec vous ; vous pouvez décider par exemple le weekend des menus de la semaine en lui laissant le droit de décider du menu d’une des journées. Alors, bien entendu, il va vous parler de pâtes, de riz et de frites. Ce n’est pas grave, une fois par semaine on peut faire ça, voire même, deux fois. Des frites ou des pommes de terre sautées, et des pâtes un deuxième jour dans la semaine, cela n’a jamais tué personne. Dans la sauce des pâtes, vous pouvez cacher des tonnes de petits légumes, coupés tout petits, il y en a même qui les mixe et cela passe comme une lettre à la poste ; n’hésitez pas à le faire participer à la préparation des repas, mais aussi et ça, c’est ma deuxième astuce :

-l’achat quand vous allez faire les courses ;  emmenez votre enfant avec vous et confiez-lui pour mission de prendre de jolies carottes, des tomates bien fermes, des haricots verts. Plus il aura choisi les légumes, plus il les aura préparés, ou cuisinés, plus il aura envie de goûter. Et enfin ma troisième et dernière astuce : 

Décorez son assiette ! Les haricots verts, cela peut faire des cheveux, avec de la sauce tomate vous pouvez faire des yeux, avec n’importe quel aliment, vous pouvez fabriquer une petit bonhomme dans l’assiette, ou un animal, peu importe, soyez créatif et trouvez des idées pour rendre son assiette ludique ; plus l’assiette sera ludique plus votre enfant aura envie de manger ! Moi, j’ai fait beaucoup ça avec mes enfants, je mélangeais souvent un féculent avec un ou plusieurs légumes, j’étalais la purée sur l’assiette, je faisais un nez une bouche avec les légumes, des cheveux en haricots verts ou en carottes ou en courgettes, peu importe, je décorais leur assiette, c’était rigolo et elles avaient envie de manger. Elles se posaient moins la question de savoir si elles aimaient ou pas, parce que ce n’était plus des haricots verts, c’était des cheveux. 

Rejoignez vous aussi les milliers d’abonnés à ma newsletter et recevez en cadeau mon livre « 5 clefs pour transformer votre vie »