Comment faire pour que votre enfant ait confiance en lui ?

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Si vous voulez que votre enfant ait plus confiance en lui et pour l’aider, dans cette vidéo, je vais vous donner toutes les choses à ne pas faire et toutes les choses à faire pour l’aider à développer une bonne confiance en lui-même.

Alors, voyons déjà tout de suite les choses à ne pas faire. La première chose à ne pas faire, c’est à lui transmettre vos propres peurs. Il y a beaucoup d’enfants qui n’ont pas confiance en eux parce que cela vient du regard que pose le parent sur ce qu’il fait déjà. Vous avez peur qu’il tombe. Vous avez peur qu’il n’y arrive pas, qu’il n’ait pas d’amis, qu’il ne grossisse pas, qu’il mange mal, qu’il ne dorme pas bien, etc.

Il faut dire qu’on élève nos enfants dans la peur et nous-mêmes, nous avons été élevés de la même manière. Regarder, cela remonte même avant leur naissance. Vous avez peur de ne pas tomber enceinte, peur de faire une fausse couche, peur qu’il n’arrive pas à terme, peur qu’il lui manque un bras, une jambe ou quelque chose, peur qu’il ne soit pas en bonne santé, peur qu’il ne grandisse pas bien, qu’il ne mange pas assez, qu’il ne dorme pas facilement, qu’il n’ait pas de copain, qu’il ait de mauvaises notes. Enfin, le nombre de peurs qu’on projette sur nos enfants est astronomiquement grand. 

Et si vous commencez à réfléchir, vous allez voir que c’est vrai. Et on a nous-mêmes été élevé dans la peur, ce qui fait que c’est un des problèmes majeurs des êtres humains, c’est d’avoir confiance en eux. Donc, cela doit commencer par ce que vous-même, vous allez projeter sur votre enfant. Si vous-même, vous n’avez pas confiance en lui, comment voulez-vous que votre enfant puisse développer de la confiance en lui ?

Ce qu’il ne faut pas faire non plus, c’est le récompenser quand il arrive à faire quelque chose. Il y a beaucoup de parents qui récompensent un enfant qui s’est bien tenu, un enfant qui a eu de bonnes notes, un enfant qui n’a pas crié tout l’après-midi, un enfant qui a mangé proprement. Donc, si vous le récompensez à chaque fois qu’il fait quelque chose, déjà vous induisez qu’il n’est pas capable de faire tout le temps et surtout qu’il n’est pas capable de faire sans récompense finalement. C’est un peu son moteur.

Donc, ce n’est pas très efficace, évitez les récompenses, évitez de féliciter aussi, de dire : oh, c’est génial ! Qu’est-ce que c’est chouette ! Je suis fier de toi. Ce qui est important, ce n’est pas que vous, vous soyez fier de votre enfant et d’ailleurs, vous ne devriez jamais, et je suis sûre que c’est votre cas, avoir besoin d’arguments pour être fier de votre enfant. Vous êtes fier de lui parce que c’est votre enfant, un point c’est tout. Donc, ce n’est pas la peine d’en faire des tonnes.

En revanche, ce qui est important, c’est que votre enfant soit content de lui. Donc, quand il vous fait voir un beau dessin, qu’il est tout content et qu’il vous dit : maman, maman ou papa, papa, regarde qu’est-ce que tu en penses, c’est de lui dire : – et toi, qu’est-ce que tu en penses de ce dessin ? À moi, je trouve qu’il est super ! Ah bah, oui ! Vous voyez, c’est juste cela. Aidez-le à lui à avoir confiance en lui.

En plus, quand on récompense un enfant, on induit le fait qu’on ne mérite pas les jours où on n’a pas. C’est-à-dire, je me suis bien tenue, on m’a donné une récompense, mais quand je ne me tiens pas bien, je ne vaux rien. On m’a donné une récompense parce que j’ai eu de bonnes notes, mais quand je n’ai pas de bonnes notes, je sais que je ne le mérite pas. Donc, vous induisez en fait qu’il y a une notion de mérite, mais votre enfant, il mérite le meilleur tout le temps. Il n’a pas besoin de faire quelque chose de bien, on est d’accord. Donc, évitez cela parce que c’est ce que cela induit, même si vous n’en étiez pas encore rendu compte.

Évitez également de faire peser sur lui trop d’exigences. On ne voit pas de vos enfants comme des enfants. On voit bien qu’ils sont des enfants, mais on attend d’eux des comportements d’adulte, des attitudes d’adulte, des raisonnements d’adulte. Votre enfant a un cerveau qui n’est pas fini. Il ne réagit pas comme vous. Il n’est pas capable de relativiser. Il n’est pas capable d’analyser de la même manière. Il n’est pas capable de faire les choses de la même façon. Donc, ne soyez pas trop exigeant, acceptez-le comme un apprenti en devenir et pas comme quelqu’un qui devrait avoir acquis telle et telle chose.

Alors, c’est sûr que pour cela, il va falloir éviter de le comparer. Ce n’est pas parce que Jean arrive à faire, à grimper tout en haut de l’araignée alors qu’il a le même âge que votre petite Marie à vous, elle arrive qu’au milieu et que donc elle est en retard. Non, elle n’est pas en retard. Il n’est pas en avance. C’est juste qu’on n’ait pas les mêmes compétences.

Tous, même à l’âge adulte, c’est vrai, il y a des gens qui courent plus vite, d’autres qui sont plus grandes, d’autres, plus petits, mais on a tous des talents. Votre enfant en a puis surtout, il est dans une phase de développement. Donc, il y a des choses qui peuvent lui prendre plus de temps. Cela ne veut pas dire qu’elles ne seront pas acquises. Donc, faites-lui confiance, faites-vous confiance et surtout évitez de le comparer.

Maintenant, voyons ce qu’il faut faire. Alors déjà, tout le contraire de ce qu’il ne faut pas faire bien évidemment, mais en plus, il faut lui laisser faire ses expériences. Si vous avez un enfant qui commence, quand ils sont petits, ils font tout cela, ils veulent grimper, ils veulent escalader, ils veulent se mettre debout sur la chaise haute, ne leur interdisez pas de se lever, ne leur dites pas : tu vas tomber, ou tu n’y arriveras pas, ou c’est trop dangereux. Soyez en parade à côté d’eux, sauf si vraiment c’est dangereux. Si votre enfant veut sauter dans la piscine, mettez-vous dans la piscine et récupérez-le.

Il faut qu’il fasse ses expériences, qu’il se rende compte par lui-même que c’est dangereux. Un enfant ne saura jamais que le four est chaud s’il n’y met pas un petit peu sa main dessus. Donc, cela ne veut pas dire qu’il faut brûler votre enfant au troisième degré ou le laisser noyer dans une piscine, mais soyez autour de lui, soyez en parade de ce qu’il fait. Et plutôt que de lui dire quand il grimpe à un arbre : tu vas tomber, c’est plutôt lui demander comment tu vas faire pour ne pas tomber. Là, vous lui envoyez une information positive.

Votre enfant comprend que A, c’est vrai, je n’avais peut-être pas pensé, je pourrais tomber. Donc, quand vous lui dites cela, il va redoubler d’efforts, il va redoubler de vigilance pour éviter la chute et peut-être qu’il ne l’évitera pas, mais s’il ne l’évite pas, vous serez là pour le récupérer. Mais laissez-le faire ses expériences, c’est important parce que quand il va réussir, il va être fier de lui et cela va lui donner envie de faire d’autres choses plus compliquées.

On ne progresse pas sans chute. Un enfant quand il commence à marcher, il tombe énormément. Et s’il ne tombait pas, il ne progresserait pas. Les sportifs de haut niveau avant d’arriver à leur niveau d’excellence, ils ont fait des chutes. Ils ont subi des écueils. Mais s’ils n’avaient pas fait cela, ils n’auraient pas pu progresser. Donc, laissez votre enfant faire ses expériences et assurez-vous qu’il est en sécurité, mais n’ayez pas peur pour lui. Encouragez-le plutôt que de le récompenser et de le féliciter.

Dites-lui : tu vas y arriver. Poussez-le justement quand c’est lui qui doute, c’est à vous de prendre le relais pour lui montrer que vous, vous avez confiance en lui, que vous êtes certain qu’il va y arriver. Accueillez ces échecs non pas comme : ah bah voilà, je te l’avais bien dit, ou bah tu vois, tu es encore un peu trop petit, tu as voulu brûler les étapes, en lui disant : tu sais ce n’est pas grave. Aujourd’hui, tu as appris quelque chose, c’est que si tu voulais, je ne sais pas, grimper sur le canapé, il fallait que tu trouves une autre stratégie, ou une autre technique. Mais pas tu es trop petit, tu n’y arriveras jamais puis c’est trop difficile pour toi.

C’est important que votre enfant comprenne qu’il n’y a pas d’échecs, qu’il n’y a que des apprentissages et que quand il est face à quelque chose qu’il n’arrive pas à surmonter, cela peut être les devoirs à l’école, il n’arrive pas à comprendre les mathématiques. Au lieu de lui dire qu’il est nul en maths et qu’il n’y arrivera jamais, ou de s'emporter contre lui, c’est simplement de lui dire : écoute, tu n’as pas encore trouvé la façon dont cela va être fluide pour toi, mais ce n’est pas grave, on va chercher. Je suis là et je suis sûr qu’à un moment, cela va se débloquer et tu vas y arriver.

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