Je frappe mon fils & enfant et je ne peux en parler à personne

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Alors, la violence révêt énormément de choses. Ce sont les violences physiques bien évidemment, mais également les cris, les punitions, les chantages, les menaces et même les récompenses, les jugements de valeur, voilà. 

Tout ça, ce sont des violences pour moi. Mais dans cette vidéo, je vais plus particulièrement parler aux parents qui utilisent la violence physique et verbale. Ceux qui disent des choses qu’ils regrettent ou qui ont des gestes qu’ils regrettent. Voilà ! Quand on attrape très fort un enfant ou même quand on met des baffes ou autres châtiments corporels. 

Déjà, ce que je voudrais dire à ces parents, c’est que vous n’êtes pas des monstres. Alors, je sais qu’en parentalité bienveillante, en parentalité positive ; dès que les parents osent dire qu’ils ont eu un comportement déviant d’une certaine manière, en tout cas qu’ils ne s’en sont pas comporté avec bienveillance, ils se voient couvrir d’opprobre sur les forums, dans les commentaires, etc. 

Alors moi, j’aimerais dire à tous ceux qui seraient tentés sous cette vidéo de laisser un commentaire qui serait de l’ordre du jugement, que la bienveillance ce n’est pas que pour les enfants, et que quand on est bienveillant, on doit l’être avec tout le monde. La manière de se comporter en psychologie positive avec les enfants, c’est exactement la même. On n’aidera pas les gens en leur disant qu’ils font mal. On n’aidera pas les gens en les jugeant. On aidera les gens en leur montrant la part de lumière qu’ils possèdent en eux pour que justement, cette part puisse grandir et qu’ils puissent changer leur comportement. 

Alors oui, vous qui m’écoutez ; si cela vous arrive de crier très fort, de dire des mots que vous regrettez, de frapper vos enfants, alors oui, vous n’êtes pas un monstre. Voilà ! Vous n’êtes pas un monstre. Simplement, il vous arrive d’être complètement submergé par vos émotions et ce n’est pas par hasard, on va voir pourquoi, et de ne pas savoir faire autrement à ce moment-là. À ce moment-là, vous êtes totalement inconscient de ce que vous faites, c’est plus fort que vous et vous êtes en réaction. Et cette réaction, elle vient de quoi ? 

Elle vient de vos blessures du passé. Lorsque vous étiez enfant, si vous reproduisez de la violence sur vos enfants, c’est que vous l’avez vous-même vécu ou que vous l’avez vu. Vous avez vu vos parents être très violents entre eux et être très violents avec vous ou être très violents avec les autres. Et du coup, vous reproduisez un schéma du passé. 

Si vous le reproduisez, cela vient de vos neurones, ce qu’on appelle : les neurones miroirs. À partir du moment où vous vous retrouvez face à votre enfant et que celui-ci a un comportement qui ne vous convient pas, vous vous retrouvez à la place de votre parent quand vous-même étiez un enfant, et donc tout à coup vous n’êtes plus vous-même, vous êtes comme en pilotage automatique et vous agissez de la même façon. Vous allez vous en prendre à votre enfant de la même manière que ce que faisaient vos parents. 

Vous allez peut-être pu remarquer que vous le sentiez au fond de vous, vous ressentiez et vous perceviez que vous aviez la même attitude que votre maman ou votre papa à ce moment-là. Vous pouvez utiliser les mêmes mots, les mêmes gestes, les mêmes attitudes. Donc ça, c’est vraiment comme si vous preniez le rôle de quelqu’un d’autre parce que vous l’avez vu et que vous le mimez. Cela vient aussi du fait que vous n’ayez pas remis en cause et pas reconnu suffisamment l’enfant que vous avez été et les blessures qu’il a eues. Il se peut que vous aimiez par devoir de loyauté ou de gratitude et c’est très souvent le cas chez les enfants même devenus adultes, on n’ose pas remettre en cause l’éducation qu’on a reçue. On n’ose pas toucher à ce sacro-saint parent. 

Donc, on l’a un petit peu monté sur un piédestal même quand il était très maltraitant, on lui a trouvé des circonstances atténuantes. On a justifié son comportement et par là-même, on est venu nier nos propres blessures. Donc, en nous vit un enfant qui a beaucoup de colère et qui attend qu’on le regarde. A chaque fois qu’on perd pied, à chaque fois qu’on est submergé par ses émotions et qu’on agit en réaction par rapport aux situations d’une manière disproportionnée et que nos comportements ne reflètent pas la personne que l’on est et l’éducation qu’on voudrait donner à nos enfants, Eh bien, c’est juste le passé qui revient ici et maintenant se rejouer. 

Alors, ce n’est pas une fatalité. Ce n’est pas parce que vous faites comme cela que vous ferez comme cela toute votre vie. Ce n’est pas parce que vous n’arrivez pas à juguler ces émotions que vous serez comme cela toute votre vie, que c’est votre caractère et que vous n’y pouvez rien. Il est possible de changer. 

Cela va vous demander bien évidemment du courage, cela va vous demander des remises en question, cela va vous demander d’arrêter de croire que le problème est à l’extérieur de vous. Oui, cela va vous demander de vous engager, mais les résultats seront à la hauteur de vos engagements. Alors moi, la question que je vous pose c’est : quel parent vous voulez être pour vos enfants ? Comment ce sera votre vie si vous ne changez rien dans un an, dans deux ans, dans cinq ans ?

Vous allez peut-être fermer cette vidéo, reprendre vos activités et vous dire : oui, c’est vrai. C’était sympa ce qu’on m’a dit, mais je vais continuer à croire que c’est la faute de mon passé. Si mes parents n’avaient pas été comme ça, je ne serais pas comme ça. C’est la faute de mes enfants qui sont plus difficiles que ceux des autres. C’est la faute du gouvernement parce que c’est la crise et que je ne trouve pas de boulot. C’est la faute de mon compte en banque parce que je n’ai pas assez d’argent. C’est la faute de mon partenaire parce qu’il m’a quittée. C’est la faute de mon partenaire parce qu’il ne me témoigne pas assez d’amour. 

Voilà ! Vous pouvez continuer à croire qu’il vous manque quelque chose à l’extérieur, c’est pour cela que vous êtes comme ça. Vous pouvez continuer à vous raconter des histoires, oui, vous pouvez le faire. Mais moi, je vous dis une chose : c’est que cela ne va pas changer votre quotidien et que vous allez continuer avec la violence et même qu’elle va empirer. Vous savez pourquoi ? Parce qu’au fond de vous, vous vous culpabilisez énormément et cela ne sert à rien de se culpabiliser, mais vous ne pouvez pas vous en empêcher. 

Une fois vous avez retrouvé votre calme après un événement dans lequel vous allez peut-être frapper ou dit des mots horribles à vos enfants, vous pouvez vous retrouver avec vous-même et vous culpabiliser de ce que vous avez fait. Et vous savez ce qu’elle fait, ce qu’elle devient cette culpabilité ? Elle devient de la colère. En réalité à l’intérieur de vous, il y a de la colère et vous venez l’alimenter avec encore plus de colère. Et que croyez-vous que cette colère va devenir ? Vous allez la ressortir et la redéposer sur les autres sous forme de mots, de gestes ou d’autres choses. 

La colère ne s’en ira pas avec de la culpabilité, ne s’en ira pas toute seule non plus. Elle ne s’en ira pas parce que demain, vous serez riche, que vous aurez rencontré l’amour et que vos enfants se seront soumis parce qu’ils auront peur de vous. 

Sachez déjà pour conclure cette vidéo, je vous mettrai en barre d’info un lien si vous voulez aller plus loin dans la gestion de votre colère. Que ce soit avec moi ou avec quelqu’un d’autre, de grâce, faites quelque chose. Mais en attendant, ce que je voudrais vous dire, c’est que : ce qui est le plus grave, ce n’est pas tellement ce que vous faites. Même si je ne vais pas vous dire que c’est bien de frapper un enfant. Mais je ne vais pas vous juger non plus parce que je sais que vous êtes totalement inconscient et que moi, je crois en vous et en votre capacité à être le parent que vous rêvez de devenir. 

C’est possible et c’est possible pour vous aussi. Mais la chose à faire quand vous êtes allé trop loin, c’est surtout d’aller réparer. Parce que ce qui fait plus de mal à un enfant, et je vous assure que j’en parle en connaissance de cause, ce n’est pas tellement les coups ou les mots qu’il a entendus, c’est d’avoir cru qu’ils étaient responsables ; c’est d’avoir cru qu’ils le méritaient. Et ça, c’est grave. 

Donc pour que votre enfant ne croit pas qu’il le mérite, que votre enfant ne croit pas que c’est de sa faute, pour que votre enfant ne grandisse pas avec un amour et une estime de lui-même qui soient défaillants, pour qu’il continue à avoir confiance en lui et aux autres et en la vie, c’est important que vous répariez. Et comment vous pouvez réparer ? C’est très simple. La première chose, c’est de vous excuser. C’est d’aller voir votre enfant et de lui dire : « Je regrette ce qui s’est passé, et je te demande pardon » et de lui raconter ce qui s’est passé précisément. C’est-à-dire que « j’ai été envahie, quand il s’est passé telle situation, moi, j’ai été envahi par de la colère et je m’en suis pris à toi. Mais tu n’y es pour rien, ce n’est pas ta faute, il n’y avait rien qui justifiait que je me mette en colère comme cela et que j’agisse de cette façon ». Rien ne justifie la violence. Je voudrais que vous entendiez vraiment cette phrase : rien ne justifie la violence, rien. Quel que soit ce que votre enfant ait fait, et ça c’est important qu’il l’entende. 

La deuxième chose à lui dire aussi, c’est qu’il n’est pas responsable de ce que vous faites, de ce que vous dites, quand bien même cela vient de son verre qu’il a renversé, des mots qu’il a dits, des choses qu’il a refusé de faire. Il faut lui expliquer qu’effectivement, il doit respecter les limites et que c’est important, mais que vous, vous n’avez pas à utiliser les châtiments, les cris, les menaces. Voilà ce qu’il faut faire quand on veut que ses enfants grandissent en ne se disant pas que c’est de leur faute, parce que c’est vraiment important. 

Et la dernière chose à ne surtout pas faire, c’est à chercher à vous justifier. C’est de lui dire pardon, de lui dire que ce n’est pas de sa faute, mais à la fin lui dire : « enfin tu comprends, je suis fatigué puis ce n’est pas facile, puis ceci ». Non ! Encore une fois, rien ne justifie la violence, rien du tout. Donc, ne vous justifiez pas.

Je voudrais conclure en vous disant que : un, vous n’êtes pas un monstre. Arrêtez de vous culpabiliser ; vous faites de votre mieux et on fait tous de son mieux avec les moyens dont pour dispose au moment où la situation se présente. On rêverait tous de toujours être sympa avec nos enfants, d’avoir la meilleure attitude possible. Tous les parents rêvent de ça. Si vous n’arrivez pas à le faire, ce n’est pas parce que vous ne voulez pas faire. C’est parce que vous n’êtes pas en capacité de le faire, c’est tout. On ne vous a pas appris comment être un parent bienveillant, mais vous, vous pouvez apprendre. On peut toujours désapprendre et on peut toujours apprendre. Et c’est valable toute sa vie et quel que soit l’âge de vos enfants et les dégâts que vous pouvez penser avoir déjà créés dans votre vie. 

Ne vous dites pas : « c’est trop tard. Cela fait dix ans que je suis comme cela et mon enfant est un ado. Maintenant, il ne veut même plus me parler. » 

Il n’est jamais trop tard, il n’y a pas de parent parfait. Je le dis toujours : il n’y a que des parents qui font de leur mieux et c’est déjà pas mal. Mais si vous me regardez et vous m’avez écouté jusqu’ici et que vous avez le désir profond de changer, vous avez déjà fait le premier pas et rien que pour ça, vous pouvez vous féliciter. 

 

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